Vers la nuit - Isabelle Bunisset

By Isabelle Bunisset

Release Date: 2016-01-13

Genre: Fiction & Literature

(0 ratings)
« CĂ©line. Parler de lui ? Tout a Ă©tĂ© dit ou presque sur l’écrivain. Qu’on l’aime ou qu’on le dĂ©teste, il est lĂ . Incontestable, mĂȘme lorsqu’il est contestĂ©. Parler pour lui ? Fendre le masque marmorĂ©en du monument, tenter de regarder l’homme derriĂšre, de capter un filet de voix mourante ? Non, il ne s’agit ni de parler pour lui ou comme lui, mais de parler avec lui. Foin du marbre, de la grande statue dont l’ombre elle-mĂȘme est si immense qu’elle Ă©crase tout. Chair Ă  chair, pour une fois. Se glisser dans les interstices, chercher Ă  les remplir comme le ferait un ami venu le visiter en toute humilitĂ©, l’ami fĂ»t-il anonyme. Rester au chevet du malade, auquel le temps paraĂźt bien court – et une Ă©ternitĂ©, pourtant. NausĂ©abond, soit. Jusqu’à l’os, parfois. Propre sur lui, rarement.Probe, Ă  sa façon, certainement, vulnĂ©rable toujours : CĂ©line, telqu’en lui-mĂȘme, tel que je le vois, dans sa nuit, la derniĂšre. » Isabelle Bunisset

Vers la nuit - Isabelle Bunisset

By Isabelle Bunisset

Release Date: 2016-01-13

Genre: Fiction & Literature

(0 ratings)
« CĂ©line. Parler de lui ? Tout a Ă©tĂ© dit ou presque sur l’écrivain. Qu’on l’aime ou qu’on le dĂ©teste, il est lĂ . Incontestable, mĂȘme lorsqu’il est contestĂ©. Parler pour lui ? Fendre le masque marmorĂ©en du monument, tenter de regarder l’homme derriĂšre, de capter un filet de voix mourante ? Non, il ne s’agit ni de parler pour lui ou comme lui, mais de parler avec lui. Foin du marbre, de la grande statue dont l’ombre elle-mĂȘme est si immense qu’elle Ă©crase tout. Chair Ă  chair, pour une fois. Se glisser dans les interstices, chercher Ă  les remplir comme le ferait un ami venu le visiter en toute humilitĂ©, l’ami fĂ»t-il anonyme. Rester au chevet du malade, auquel le temps paraĂźt bien court – et une Ă©ternitĂ©, pourtant. NausĂ©abond, soit. Jusqu’à l’os, parfois. Propre sur lui, rarement.Probe, Ă  sa façon, certainement, vulnĂ©rable toujours : CĂ©line, telqu’en lui-mĂȘme, tel que je le vois, dans sa nuit, la derniĂšre. » Isabelle Bunisset

Related Articles