« Un lit de malade, six pieds de long : voilĂ le monde qui est le mien. [âŠ] Douleurs, tourments, hurlements, analgĂ©siques : chercher timidement un sentier de vie sur le chemin de la mort, et dĂ©sirer avec aviditĂ© une faible paix, quelle dĂ©rision ! et pourtant, dĂšs lors que l'on demeure en vie, il y a des choses que lâon tient absolument Ă dire. » Pendant lâĂ©tĂ© 1902, tourmentĂ© par une tuberculose osseuse, Shiki publie chaque jour quelques lignes dans un grand quotidien. Loin de tout lamento, imprĂ©vues, souvent joyeuses, parfois dĂ©chirantes, ces notes au fil du pinceau sourdent directement du corps et de ses humeurs. FenĂȘtre ouverte sur le monde, la nature, la vie quotidienne, le passĂ©, les arts, les gens, elles prĂ©sentent un Japon vivant, Ă mille lieues de tout clichĂ©. Masaoka Shiki (1867-1902) est cĂ©lĂšbre pour avoir donnĂ© une vie nouvelle Ă un genre moribond, le haiku, mais il sâest Ă©galement attaquĂ© Ă la rĂ©forme de lâautre genre poĂ©tique majeur, le waka, ainsi quâĂ la mutation de la prose moderne. Il Ă©tait le meilleur ami de SĂŽseki.
« Un lit de malade, six pieds de long : voilĂ le monde qui est le mien. [âŠ] Douleurs, tourments, hurlements, analgĂ©siques : chercher timidement un sentier de vie sur le chemin de la mort, et dĂ©sirer avec aviditĂ© une faible paix, quelle dĂ©rision ! et pourtant, dĂšs lors que l'on demeure en vie, il y a des choses que lâon tient absolument Ă dire. » Pendant lâĂ©tĂ© 1902, tourmentĂ© par une tuberculose osseuse, Shiki publie chaque jour quelques lignes dans un grand quotidien. Loin de tout lamento, imprĂ©vues, souvent joyeuses, parfois dĂ©chirantes, ces notes au fil du pinceau sourdent directement du corps et de ses humeurs. FenĂȘtre ouverte sur le monde, la nature, la vie quotidienne, le passĂ©, les arts, les gens, elles prĂ©sentent un Japon vivant, Ă mille lieues de tout clichĂ©. Masaoka Shiki (1867-1902) est cĂ©lĂšbre pour avoir donnĂ© une vie nouvelle Ă un genre moribond, le haiku, mais il sâest Ă©galement attaquĂ© Ă la rĂ©forme de lâautre genre poĂ©tique majeur, le waka, ainsi quâĂ la mutation de la prose moderne. Il Ă©tait le meilleur ami de SĂŽseki.