Moi par un Autre : câest la « chronique dâune enfance et dâune adolescence dans les XX premiĂšres annĂ©es de ce siĂšcle » que Claude Aveline, nĂ© en 1901, vient de faire paraĂźtre dans notre collection. Il y est parlĂ© du Point du Jour. Car, soixante ans plus tĂŽt, lâauteur, qui nâen avait pas trente (et son narrateur vieilli dâautant), consacrait son premier livre de fiction Ă des souvenirs de mĂȘme nature, mais faux, sauf pour le dĂ©cor et pour le cĆur. Si le titre, en effet, suggĂšre sans peine la jeunesse, il dĂ©signe Ă©galement une des fontaines du parc de Versailles oĂč se dĂ©roule la majeure partie du rĂ©cit. Ă travers quatre Ă©poques, cinq, dix, quatorze et dix-huit ans â la conclusion faisant un pendant tragique et dĂ©risoire aux grĂąces Ă©tranges du dĂ©but â, les questions essentielles des rapports enfant-adulte, le drame de lâincomprĂ©hension parmi les plus sĂ»res tendresses, la dĂ©couverte quasi animale de lâamour et de la mort, bref tout ce qui appartient en propre Ă lâunivers puĂ©ril figure ici sous les chagrins, les violences et lâhumour du cas particulier. De mĂȘme pour le « Il faut devenir un homme » de la derniĂšre partie. Quand « Le Point du Jour » parut en 1928, la critique presque unanime souligna ce quâil offrait de nouveau dans un genre consacrĂ©. Tous les ouvrages parus depuis sur le mĂȘme thĂšme nâont rien enlevĂ© Ă cette nouveautĂ©. Lâauteur a donc laissĂ©, pour le fond, son livre tel quâil Ă©tait. En revanche, « tant dâobsessions devant les problĂšmes de la forme » (selon ses propres mots) le lui ont fait corriger ligne Ă ligne, justifiant Ă nos yeux ce terme de version dĂ©finitive dont il ne voulait pas.
Moi par un Autre : câest la « chronique dâune enfance et dâune adolescence dans les XX premiĂšres annĂ©es de ce siĂšcle » que Claude Aveline, nĂ© en 1901, vient de faire paraĂźtre dans notre collection. Il y est parlĂ© du Point du Jour. Car, soixante ans plus tĂŽt, lâauteur, qui nâen avait pas trente (et son narrateur vieilli dâautant), consacrait son premier livre de fiction Ă des souvenirs de mĂȘme nature, mais faux, sauf pour le dĂ©cor et pour le cĆur. Si le titre, en effet, suggĂšre sans peine la jeunesse, il dĂ©signe Ă©galement une des fontaines du parc de Versailles oĂč se dĂ©roule la majeure partie du rĂ©cit. Ă travers quatre Ă©poques, cinq, dix, quatorze et dix-huit ans â la conclusion faisant un pendant tragique et dĂ©risoire aux grĂąces Ă©tranges du dĂ©but â, les questions essentielles des rapports enfant-adulte, le drame de lâincomprĂ©hension parmi les plus sĂ»res tendresses, la dĂ©couverte quasi animale de lâamour et de la mort, bref tout ce qui appartient en propre Ă lâunivers puĂ©ril figure ici sous les chagrins, les violences et lâhumour du cas particulier. De mĂȘme pour le « Il faut devenir un homme » de la derniĂšre partie. Quand « Le Point du Jour » parut en 1928, la critique presque unanime souligna ce quâil offrait de nouveau dans un genre consacrĂ©. Tous les ouvrages parus depuis sur le mĂȘme thĂšme nâont rien enlevĂ© Ă cette nouveautĂ©. Lâauteur a donc laissĂ©, pour le fond, son livre tel quâil Ă©tait. En revanche, « tant dâobsessions devant les problĂšmes de la forme » (selon ses propres mots) le lui ont fait corriger ligne Ă ligne, justifiant Ă nos yeux ce terme de version dĂ©finitive dont il ne voulait pas.