"Vive sans ĂȘtre bruyante, et naturellement recueillie, je ne demandais qu'Ă m'occuper, et je saisissais avec promptitude les idĂ©es qui m'Ă©taient prĂ©sentĂ©es. Cette disposition fut tellement mise Ă profit, que je ne me suis jamais souvenue d'avoir appris Ă lire ; j'ai ouĂŻ dire que c'Ă©tait chose faite Ă quatre ans, et que la peine de m'enseigner s'Ă©tait pour ainsi dire terminĂ©e Ă cette Ă©poque." Madame Roland, nĂ©e Manon Phlipon (1754-1793), fut arrĂȘtĂ©e comme Girondine le 1er juin 1793, condamnĂ©e Ă mort et guillotinĂ©e le 8 novembre. Elle passa ses mois de captivitĂ© Ă rĂ©diger d'admirables MĂ©moires dont on trouvera ici les premiers chapitres. L'Ă©poque romantique devait voir en elle l'une des grandes figures fĂ©minines de la RĂ©volution.
"Vive sans ĂȘtre bruyante, et naturellement recueillie, je ne demandais qu'Ă m'occuper, et je saisissais avec promptitude les idĂ©es qui m'Ă©taient prĂ©sentĂ©es. Cette disposition fut tellement mise Ă profit, que je ne me suis jamais souvenue d'avoir appris Ă lire ; j'ai ouĂŻ dire que c'Ă©tait chose faite Ă quatre ans, et que la peine de m'enseigner s'Ă©tait pour ainsi dire terminĂ©e Ă cette Ă©poque." Madame Roland, nĂ©e Manon Phlipon (1754-1793), fut arrĂȘtĂ©e comme Girondine le 1er juin 1793, condamnĂ©e Ă mort et guillotinĂ©e le 8 novembre. Elle passa ses mois de captivitĂ© Ă rĂ©diger d'admirables MĂ©moires dont on trouvera ici les premiers chapitres. L'Ă©poque romantique devait voir en elle l'une des grandes figures fĂ©minines de la RĂ©volution.