Compagnon de tout amateur dâart dĂ©sireux de visiter lâItalie, le Cicerone de Jacob Burckhardt (BĂąle, 1818-1897) a connu une immense notoriĂ©tĂ© au XIXe siĂšcle. Un succĂšs dĂ» non seulement Ă la prĂ©cision avec laquelle lâauteur a recensĂ© et dĂ©crit les oeuvres dâart, mais aussi Ă lâobjectif quâil sâĂ©tait donnĂ© : initier le lecteur Ă la beautĂ© en lui apprenant Ă sâen emparer et Ă en jouir, en lui apportant, au-delĂ des Ă©lĂ©ments historiques, de quoi alimenter sa rĂ©flexion et former sa sensibilitĂ©. Les analyses proposĂ©es par Burckhardt, dâune rare pertinence et dâune totale libertĂ©, donnent la mesure de lâĂ©tonnante capacitĂ© de comprĂ©hension de lâun des plus grands esprits de son siĂšcle. Historien mais aussi philosophe, pĂ©nĂ©trĂ© de Platon et de Hegel, admirateur de Winckelmann, il a proposĂ© une approche nouvelle des oeuvres dâart, les considĂ©rant enfin pour elles-mĂȘmes et non comme les seuls produits dâune culture ou dâune civilisation â dĂ©marche quâil a illustrĂ©e ensuite dans ses cĂ©lĂšbres ouvrages sur la Renaissance en Italie. Paru en 1855, le Cicerone original de Burckhardt nâa jamais Ă©tĂ©, Ă ce jour, traduit et Ă©ditĂ© en France. Seule existe une traduction, inĂ©gale et parfois fautive, parue en 1885, Ă©tablie dâaprĂšs une Ă©dition corrigĂ©e â et dĂ©formĂ©e â par divers spĂ©cialistes. Cette publication restitue donc pour la premiĂšre fois, dans une traduction nouvelle, lâintĂ©gralitĂ© du texte tel que Burckhardt lâa conçu. Jean-Louis Poirier, professeur, spĂ©cialiste de philosophie antique et auteur de diverses contributions en histoire de la philosophie ou en sciences humaines, est passionnĂ© de culture italienne (Ne plus ultra, Dante et le dernier voyage dâUlysse, 2016). La poursuite obstinĂ©e dâune interrogation philosophique et lâamour de lâItalie le destinaient naturellement Ă faire connaĂźtre le Cicerone en France.
Compagnon de tout amateur dâart dĂ©sireux de visiter lâItalie, le Cicerone de Jacob Burckhardt (BĂąle, 1818-1897) a connu une immense notoriĂ©tĂ© au XIXe siĂšcle. Un succĂšs dĂ» non seulement Ă la prĂ©cision avec laquelle lâauteur a recensĂ© et dĂ©crit les oeuvres dâart, mais aussi Ă lâobjectif quâil sâĂ©tait donnĂ© : initier le lecteur Ă la beautĂ© en lui apprenant Ă sâen emparer et Ă en jouir, en lui apportant, au-delĂ des Ă©lĂ©ments historiques, de quoi alimenter sa rĂ©flexion et former sa sensibilitĂ©. Les analyses proposĂ©es par Burckhardt, dâune rare pertinence et dâune totale libertĂ©, donnent la mesure de lâĂ©tonnante capacitĂ© de comprĂ©hension de lâun des plus grands esprits de son siĂšcle. Historien mais aussi philosophe, pĂ©nĂ©trĂ© de Platon et de Hegel, admirateur de Winckelmann, il a proposĂ© une approche nouvelle des oeuvres dâart, les considĂ©rant enfin pour elles-mĂȘmes et non comme les seuls produits dâune culture ou dâune civilisation â dĂ©marche quâil a illustrĂ©e ensuite dans ses cĂ©lĂšbres ouvrages sur la Renaissance en Italie. Paru en 1855, le Cicerone original de Burckhardt nâa jamais Ă©tĂ©, Ă ce jour, traduit et Ă©ditĂ© en France. Seule existe une traduction, inĂ©gale et parfois fautive, parue en 1885, Ă©tablie dâaprĂšs une Ă©dition corrigĂ©e â et dĂ©formĂ©e â par divers spĂ©cialistes. Cette publication restitue donc pour la premiĂšre fois, dans une traduction nouvelle, lâintĂ©gralitĂ© du texte tel que Burckhardt lâa conçu. Jean-Louis Poirier, professeur, spĂ©cialiste de philosophie antique et auteur de diverses contributions en histoire de la philosophie ou en sciences humaines, est passionnĂ© de culture italienne (Ne plus ultra, Dante et le dernier voyage dâUlysse, 2016). La poursuite obstinĂ©e dâune interrogation philosophique et lâamour de lâItalie le destinaient naturellement Ă faire connaĂźtre le Cicerone en France.