De Simone Veil, on rĂ©duit trop souvent la biographie Ă quelques dates phares, dont, Ă©videmment, celles du dĂ©bat sur lâIVG, en 1974. De mĂȘme de son image et des rares signes Ă©lectifs qui lâincarnent aux yeux des Français : un chignon fidĂšle quâelle nâacceptera de dĂ©faire quâune seule fois en public, un immuable tailleur Chanel, dont ne varie que la couleur, un collier de perles portĂ© sur une lavalliĂšre. A la diffĂ©rence sans doute des simplifications biographiques, cette austĂ©ritĂ© est dĂ©libĂ©rĂ©e. Elle est aussi comme la cuirasse dâune femme parvenue au sommet de lâEtat, soucieuse dâopposer Ă la curiositĂ© du public et des journalistes une image qui nâoffre aucune prise, aucune perspective personnelle.Tout au long de sa vie publique, Simone Veil a soigneusement protĂ©gĂ© son intimitĂ© familiale et amicale. Antoine, son mari, apparaĂźt parfois au cours de ses campagnes, mais toujours saisi comme une apparition « officielle ». De mĂȘme de ses enfants, photographiĂ©s publiquement, par exemple au ministĂšre de la SantĂ© juste avant les dĂ©bats sur lâavortement, autour dâune table qui rĂ©unit la ministre et son cabinet.Certes, depuis sa retraite politique, avec le succĂšs de ses mĂ©moires, lâentrĂ©e Ă lâAcadĂ©mie française et la PanthĂ©onisation, la multiplication des hommages de toutes natures, se sont multipliĂ© les incursions mĂ©diatiques dans la sphĂšre privĂ©e de celle qui est restĂ©e si longtemps une des personnalitĂ©s prĂ©fĂ©rĂ©es du public. Simone Veil ne sây est jamais prĂȘtĂ©e volontiers. Aujourdâhui, ses deux fils ont acceptĂ© pour la premiĂšre fois que soient publiĂ©es autant de photographies pour la plupart inĂ©dites.Cet album fait comprendre quelles Ă©taient les racines de ses engagements, les figures familiĂšres, parents, frĂšre et sĆurs, enfants et petits-enfants, amis, lieux aimĂ©s oĂč elle se ressourçait. CommentĂ©s par ceux-lĂ mĂȘmes qui lui furent si chers, ses deux fils, Jean et Pierre François.
De Simone Veil, on rĂ©duit trop souvent la biographie Ă quelques dates phares, dont, Ă©videmment, celles du dĂ©bat sur lâIVG, en 1974. De mĂȘme de son image et des rares signes Ă©lectifs qui lâincarnent aux yeux des Français : un chignon fidĂšle quâelle nâacceptera de dĂ©faire quâune seule fois en public, un immuable tailleur Chanel, dont ne varie que la couleur, un collier de perles portĂ© sur une lavalliĂšre. A la diffĂ©rence sans doute des simplifications biographiques, cette austĂ©ritĂ© est dĂ©libĂ©rĂ©e. Elle est aussi comme la cuirasse dâune femme parvenue au sommet de lâEtat, soucieuse dâopposer Ă la curiositĂ© du public et des journalistes une image qui nâoffre aucune prise, aucune perspective personnelle.Tout au long de sa vie publique, Simone Veil a soigneusement protĂ©gĂ© son intimitĂ© familiale et amicale. Antoine, son mari, apparaĂźt parfois au cours de ses campagnes, mais toujours saisi comme une apparition « officielle ». De mĂȘme de ses enfants, photographiĂ©s publiquement, par exemple au ministĂšre de la SantĂ© juste avant les dĂ©bats sur lâavortement, autour dâune table qui rĂ©unit la ministre et son cabinet.Certes, depuis sa retraite politique, avec le succĂšs de ses mĂ©moires, lâentrĂ©e Ă lâAcadĂ©mie française et la PanthĂ©onisation, la multiplication des hommages de toutes natures, se sont multipliĂ© les incursions mĂ©diatiques dans la sphĂšre privĂ©e de celle qui est restĂ©e si longtemps une des personnalitĂ©s prĂ©fĂ©rĂ©es du public. Simone Veil ne sây est jamais prĂȘtĂ©e volontiers. Aujourdâhui, ses deux fils ont acceptĂ© pour la premiĂšre fois que soient publiĂ©es autant de photographies pour la plupart inĂ©dites.Cet album fait comprendre quelles Ă©taient les racines de ses engagements, les figures familiĂšres, parents, frĂšre et sĆurs, enfants et petits-enfants, amis, lieux aimĂ©s oĂč elle se ressourçait. CommentĂ©s par ceux-lĂ mĂȘmes qui lui furent si chers, ses deux fils, Jean et Pierre François.