"Sur le Danube en FĂ©vrier Les longs Ăźlots dâherbe frissonnent, Ce sont des tombeaux oubliĂ©s Que la brume dâoubli couronne. Les souvenirs y sont couchĂ©s Pareils Ă des anges malades, Les souvenirs anges cachĂ©s Au cĆur dâanciennes promenades. Le fleuve glisse bras ouverts Ă la poursuite dâun visage Et fait danser tĂȘte Ă lâenvers Les amants en pĂšlerinage Quand meurt aux abords de lâĂtĂ© Le grand vent qui souffle dâAsie Le papillon vient grelotter Sur ces tombeaux des fantaisies. Oh ! fantaisie Oh ! vĂ©ritĂ©, Lâheure est partie en Ă©trangĂšre De ces souvenirs dĂ©sertĂ©s Dont elle fut la passagĂšre. Gardienne de ces reposoirs La ronce, nĂ©gresse en broussailles, Vient apporter ses bijoux noirs Au pied du lit des Ă©pousailles. Mais les anges nâont dâautre ami Que ce fleuve au destin tranquille Et leurs noms se sont endormis Sous lâherbe haute de ces Ăźles. Sur le Danube en FĂ©vrier La mouette lourde et sauvage, Dans le sable du sablier Ensable Ă jamais nos images.
"Sur le Danube en FĂ©vrier Les longs Ăźlots dâherbe frissonnent, Ce sont des tombeaux oubliĂ©s Que la brume dâoubli couronne. Les souvenirs y sont couchĂ©s Pareils Ă des anges malades, Les souvenirs anges cachĂ©s Au cĆur dâanciennes promenades. Le fleuve glisse bras ouverts Ă la poursuite dâun visage Et fait danser tĂȘte Ă lâenvers Les amants en pĂšlerinage Quand meurt aux abords de lâĂtĂ© Le grand vent qui souffle dâAsie Le papillon vient grelotter Sur ces tombeaux des fantaisies. Oh ! fantaisie Oh ! vĂ©ritĂ©, Lâheure est partie en Ă©trangĂšre De ces souvenirs dĂ©sertĂ©s Dont elle fut la passagĂšre. Gardienne de ces reposoirs La ronce, nĂ©gresse en broussailles, Vient apporter ses bijoux noirs Au pied du lit des Ă©pousailles. Mais les anges nâont dâautre ami Que ce fleuve au destin tranquille Et leurs noms se sont endormis Sous lâherbe haute de ces Ăźles. Sur le Danube en FĂ©vrier La mouette lourde et sauvage, Dans le sable du sablier Ensable Ă jamais nos images.