VoilĂ ! Nous commençons. Lorsque nous serons Ă la fin de lâhistoire, nous en saurons plus que maintenant, car câĂ©tait un bien mĂ©chant sorcier, un des plus mauvais, le « diable » en personne. Un jour il Ă©tait de fort bonne humeur : il avait fabriquĂ© un miroir dont la particularitĂ© Ă©tait que le Bien et le Beau en se rĂ©flĂ©chissant en lui se rĂ©duisaient Ă presque rien, mais que tout ce qui ne valait rien, tout ce qui Ă©tait mauvais, apparaissait nettement et empirait encore. Les plus beaux paysages y devenaient des Ă©pinards cuits et les plus jolies personnes y semblaient laides Ă faire peur, ou bien elles se tenaient sur la tĂȘte et nâavaient pas de ventre, les visages Ă©taient si dĂ©formĂ©s quâils nâĂ©taient pas reconnaissables, et si lâon avait une tache de rousseur, câest toute la figure (le nez, la bouche) qui Ă©tait criblĂ©e de son. Le diable trouvait ça trĂšs amusant.
VoilĂ ! Nous commençons. Lorsque nous serons Ă la fin de lâhistoire, nous en saurons plus que maintenant, car câĂ©tait un bien mĂ©chant sorcier, un des plus mauvais, le « diable » en personne. Un jour il Ă©tait de fort bonne humeur : il avait fabriquĂ© un miroir dont la particularitĂ© Ă©tait que le Bien et le Beau en se rĂ©flĂ©chissant en lui se rĂ©duisaient Ă presque rien, mais que tout ce qui ne valait rien, tout ce qui Ă©tait mauvais, apparaissait nettement et empirait encore. Les plus beaux paysages y devenaient des Ă©pinards cuits et les plus jolies personnes y semblaient laides Ă faire peur, ou bien elles se tenaient sur la tĂȘte et nâavaient pas de ventre, les visages Ă©taient si dĂ©formĂ©s quâils nâĂ©taient pas reconnaissables, et si lâon avait une tache de rousseur, câest toute la figure (le nez, la bouche) qui Ă©tait criblĂ©e de son. Le diable trouvait ça trĂšs amusant.