Depuis que lâon Ă©crit sur la chasse, dâinnombrables Ă©tudes ont Ă©tĂ© consacrĂ©es Ă tous les animaux-gibiers, Ă leur biologie, Ă leurs moyens de dĂ©fense, Ă leurs sens, Ă leur intelligence et Ă leur valeur gastronomique ; rien, semble-t-il, ne pouvait ĂȘtre ajoutĂ© Ă cette littĂ©rature dĂ©jĂ surabondante. Aussi bien, le propos de Tony Burnand, chasseur chevronnĂ© et grand ami des bĂȘtes, ne vise nullement Ă y ajouter de lâinĂ©dit mais, bien au contraire, Ă dĂ©barrasser une bonne fois ces ĂȘtres, victimes dâune passion non dĂ©sintĂ©ressĂ©e, de tous les oripeaux dont ils ont Ă©tĂ© affublĂ©s au cours des siĂšcles par des chasseurs douĂ©s dâune imagination parfois dĂ©bordante, ou victimes dâune certaine paresse intellectuelle, qui leur a fait prendre pour des vĂ©ritĂ©s dĂ©finitives ce qui nâĂ©tait quâaffabulations pieusement transmises de gĂ©nĂ©ration Ă gĂ©nĂ©ration. Ce nâest donc pas Ă un travail dâiconoclaste que sâest livrĂ© lâauteur de ce travail, mais Ă un travail de sĂ©lection entre lâivraie, touchante â mais souvent ridiculisante â et le bon grain, qui sây trouvent en parties Ă©gales dans la littĂ©rature cynĂ©gĂ©tique ou naturalistico-cynĂ©gĂ©tique. Sans doute dâautres chasseurs, Ă©galement avertis, reprocheront-ils Ă ces portraits volontairement dĂ©pouillĂ©s, Ă ces retouches Ă©puratives, dâĂȘtre un peu personnels : chaque artiste voit ses modĂšles avec son objectif Ă lui... Au lecteur de juger de ce que cette remise au point ajoute â ou fait perdre â aux objets de leur amour. Gaiement opĂ©rĂ©e, elle ne peut choquer que ceux qui se voilent la face devant la vĂ©ritĂ© toute nue...
Depuis que lâon Ă©crit sur la chasse, dâinnombrables Ă©tudes ont Ă©tĂ© consacrĂ©es Ă tous les animaux-gibiers, Ă leur biologie, Ă leurs moyens de dĂ©fense, Ă leurs sens, Ă leur intelligence et Ă leur valeur gastronomique ; rien, semble-t-il, ne pouvait ĂȘtre ajoutĂ© Ă cette littĂ©rature dĂ©jĂ surabondante. Aussi bien, le propos de Tony Burnand, chasseur chevronnĂ© et grand ami des bĂȘtes, ne vise nullement Ă y ajouter de lâinĂ©dit mais, bien au contraire, Ă dĂ©barrasser une bonne fois ces ĂȘtres, victimes dâune passion non dĂ©sintĂ©ressĂ©e, de tous les oripeaux dont ils ont Ă©tĂ© affublĂ©s au cours des siĂšcles par des chasseurs douĂ©s dâune imagination parfois dĂ©bordante, ou victimes dâune certaine paresse intellectuelle, qui leur a fait prendre pour des vĂ©ritĂ©s dĂ©finitives ce qui nâĂ©tait quâaffabulations pieusement transmises de gĂ©nĂ©ration Ă gĂ©nĂ©ration. Ce nâest donc pas Ă un travail dâiconoclaste que sâest livrĂ© lâauteur de ce travail, mais Ă un travail de sĂ©lection entre lâivraie, touchante â mais souvent ridiculisante â et le bon grain, qui sây trouvent en parties Ă©gales dans la littĂ©rature cynĂ©gĂ©tique ou naturalistico-cynĂ©gĂ©tique. Sans doute dâautres chasseurs, Ă©galement avertis, reprocheront-ils Ă ces portraits volontairement dĂ©pouillĂ©s, Ă ces retouches Ă©puratives, dâĂȘtre un peu personnels : chaque artiste voit ses modĂšles avec son objectif Ă lui... Au lecteur de juger de ce que cette remise au point ajoute â ou fait perdre â aux objets de leur amour. Gaiement opĂ©rĂ©e, elle ne peut choquer que ceux qui se voilent la face devant la vĂ©ritĂ© toute nue...