Le ramasse-miettes - Jean Schuster

By Jean Schuster

Release Date: 1991-01-01

Genre: Essays

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De sa fenĂȘtre, Jean Schuster observe le monde. On ne s’étonnera pas trop que cette fenĂȘtre tende â€” frĂ©quemment â€” Ă  se confondre avec l’écran du tĂ©lĂ©viseur. Ni que celui-ci, Ă  son tour, au lieu de rĂ©flĂ©chir les images du monde, se mue en miroir et rĂ©flĂ©chisse l’observateur. Car l’observateur s’observe mieux Ă  travers le miroir du monde. Certains seront sensibles ici â€” avant tout â€” Ă  la causticitĂ© du regard. Et, cependant, les coups de cƓur sont au moins aussi nombreux, dans ce mince recueil, que les coups de griffes. Mais les uns et les autres se rĂšglent Ă  la mĂȘme pendule : le refus de souscrire Ă  cette veulerie gĂ©nĂ©ralisĂ©e, qui tient lieu de conscience, dans notre pays en particulier, Ă  la classe intellectuelle. La lettre â€” jamais envoyĂ©e â€” Ă  Philippe Soupault, mĂ©rite une mention spĂ©ciale. La maniĂšre, d’abord, en est peu commune : on y passe apparemment du coq Ă  l’ñne, sans jamais sortir cependant de l’essentiel. Quant au ton, il est inimitable : Ă  aucun moment Schuster n’élĂšve la voix, dirait-on. Mais Ă  force de lui faire patte de velours, la souris est morte. JosĂ© Pierre.

Le ramasse-miettes - Jean Schuster

By Jean Schuster

Release Date: 1991-01-01

Genre: Essays

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De sa fenĂȘtre, Jean Schuster observe le monde. On ne s’étonnera pas trop que cette fenĂȘtre tende â€” frĂ©quemment â€” Ă  se confondre avec l’écran du tĂ©lĂ©viseur. Ni que celui-ci, Ă  son tour, au lieu de rĂ©flĂ©chir les images du monde, se mue en miroir et rĂ©flĂ©chisse l’observateur. Car l’observateur s’observe mieux Ă  travers le miroir du monde. Certains seront sensibles ici â€” avant tout â€” Ă  la causticitĂ© du regard. Et, cependant, les coups de cƓur sont au moins aussi nombreux, dans ce mince recueil, que les coups de griffes. Mais les uns et les autres se rĂšglent Ă  la mĂȘme pendule : le refus de souscrire Ă  cette veulerie gĂ©nĂ©ralisĂ©e, qui tient lieu de conscience, dans notre pays en particulier, Ă  la classe intellectuelle. La lettre â€” jamais envoyĂ©e â€” Ă  Philippe Soupault, mĂ©rite une mention spĂ©ciale. La maniĂšre, d’abord, en est peu commune : on y passe apparemment du coq Ă  l’ñne, sans jamais sortir cependant de l’essentiel. Quant au ton, il est inimitable : Ă  aucun moment Schuster n’élĂšve la voix, dirait-on. Mais Ă  force de lui faire patte de velours, la souris est morte. JosĂ© Pierre.

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