Les boulangers de la chimie - Maurice Corbel

By Maurice Corbel

Release Date: 1983-01-01

Genre: Fiction & Literature

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Lorsque nous nous sommes lancĂ©s, non sans apprĂ©hension, dans cette aventure, notre souci majeur Ă©tait de rendre tout Ă  la fois corps Ă  une page de l’histoire de notre usine â€” au travers de la vie « vĂ©cue Â» de ses premiers artisans, les travailleurs â€” et, en mĂȘme temps, de faire surgir la vĂ©ritĂ© â€” en quelque sorte collective â€” parmi les vĂ©ritĂ©s individuelles conservĂ©es de nos anciens sur cette Ă©poque. L’entreprise, Ă  coup sĂ»r, n’était pas aisĂ©e, d’autant que les embĂ»ches allaient se rĂ©vĂ©ler nombreuses. Parmi celles-ci, une de taille : le vide immense, quasi gĂ©nĂ©ral, de textes, documents et photographies sur ces annĂ©es dans le mouvement ouvrier. Et pour cause ! À cĂŽtĂ© de cela, il faut bien le dire pour le regretter, les portes des archives patronales sont demeurĂ©es dĂ©sespĂ©rĂ©ment closes, comme si, aprĂšs quarante annĂ©es d’obscuritĂ©, elles conservaient encore une puissance terrible, qu’il ne convenait pas d’exposer au grand jour... Le travail trĂšs important de Maurice Corbel est â€” de ce fait â€” d’autant plus mĂ©ritoire. Nous voulions rendre hommage Ă  tous ces travailleurs â€” anonymes et moins anonymes â€” de la « Grande Usine Â» de Saint-Fons qui, par leur courage, leur esprit de solidaritĂ©, leur abnĂ©gation totale, ont contribuĂ© â€” pour leur modeste part â€” Ă  chasser l’Occupant, et Ă  conquĂ©rir de nouveaux droits et de nouvelles libertĂ©s sur l’arbitraire patronal. Parmi ceux-ci, les ComitĂ©s d’entreprise. Il Ă©tait naturel que notre ComitĂ© d’établissement rendĂźt tĂ©moignage de leurs actes.

Les boulangers de la chimie - Maurice Corbel

By Maurice Corbel

Release Date: 1983-01-01

Genre: Fiction & Literature

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Lorsque nous nous sommes lancĂ©s, non sans apprĂ©hension, dans cette aventure, notre souci majeur Ă©tait de rendre tout Ă  la fois corps Ă  une page de l’histoire de notre usine â€” au travers de la vie « vĂ©cue Â» de ses premiers artisans, les travailleurs â€” et, en mĂȘme temps, de faire surgir la vĂ©ritĂ© â€” en quelque sorte collective â€” parmi les vĂ©ritĂ©s individuelles conservĂ©es de nos anciens sur cette Ă©poque. L’entreprise, Ă  coup sĂ»r, n’était pas aisĂ©e, d’autant que les embĂ»ches allaient se rĂ©vĂ©ler nombreuses. Parmi celles-ci, une de taille : le vide immense, quasi gĂ©nĂ©ral, de textes, documents et photographies sur ces annĂ©es dans le mouvement ouvrier. Et pour cause ! À cĂŽtĂ© de cela, il faut bien le dire pour le regretter, les portes des archives patronales sont demeurĂ©es dĂ©sespĂ©rĂ©ment closes, comme si, aprĂšs quarante annĂ©es d’obscuritĂ©, elles conservaient encore une puissance terrible, qu’il ne convenait pas d’exposer au grand jour... Le travail trĂšs important de Maurice Corbel est â€” de ce fait â€” d’autant plus mĂ©ritoire. Nous voulions rendre hommage Ă  tous ces travailleurs â€” anonymes et moins anonymes â€” de la « Grande Usine Â» de Saint-Fons qui, par leur courage, leur esprit de solidaritĂ©, leur abnĂ©gation totale, ont contribuĂ© â€” pour leur modeste part â€” Ă  chasser l’Occupant, et Ă  conquĂ©rir de nouveaux droits et de nouvelles libertĂ©s sur l’arbitraire patronal. Parmi ceux-ci, les ComitĂ©s d’entreprise. Il Ă©tait naturel que notre ComitĂ© d’établissement rendĂźt tĂ©moignage de leurs actes.

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