AprĂšs la naissance de son fils Simon, Jeanne comprend peu Ă peu que son mari sâĂ©loigne, ne lâaime plus tout Ă fait. Ils dĂ©cident ensemble dâune vie amicale. La gĂ©ographie de ce pacte est Ă la lisiĂšre de la comĂ©die : un seul palier, deux appartements, une vie amoureuse libre, faste pour Pierre, que la narratrice surveille et jalouse. Une façon dâĂȘtre ensemble, longtemps, jusquâĂ ce que Simon grandisse. Comme il sâapprĂȘte Ă quitter la maison, la narratrice voit son monde chamboulĂ©.Jeanne parvient Ă sâarracher Ă cette promiscuitĂ© toxique en louant un appartement meublĂ© dans une vieille bĂątisse au charme mystĂ©rieux, situĂ©e dans un quartier Ă©trangement familier, oĂč lâaccueille une petite fille, Romance.Câest lĂ que vont lui revenir les souvenirs de sa propre enfance cassĂ©e : la mort brusque, soudaine et insupportable de son pĂšre, la terrible maladie qui la cloue Ă lâhĂŽpital Ă lâĂąge de 10 ans avec une armĂ©e dâenfants menacĂ©s mais surtout la passion dĂ©vorante et chimĂ©rique quâelle projette sur le mĂ©decin qui la soigne. La voici incarcĂ©rĂ©e durant plus de sept ans dans un amour obsessionnel et inavouable pour un homme quatre fois plus ĂągĂ© quâelle, le poids du secret alourdissant son corps de toutes les larmes quâelle ne verse pasâŠA lâĂąge oĂč les sentiments se mĂȘlent, dans la puretĂ© et parfois la confusion, Romance se blesse, aime, dĂ©couvre. OĂč donc sont passĂ©s Pierre et leur fils ? Et cette maison ancienne, faut-il vraiment y vivre, ou simplement la traverser ? Entre Marcel AymĂ© et Henry James, Anne Goscinny, dont les mots parfois crĂ©pitent, nous font rire, hĂ©siter, ou pleurer, nous livre ici son roman le plus accompli.
AprĂšs la naissance de son fils Simon, Jeanne comprend peu Ă peu que son mari sâĂ©loigne, ne lâaime plus tout Ă fait. Ils dĂ©cident ensemble dâune vie amicale. La gĂ©ographie de ce pacte est Ă la lisiĂšre de la comĂ©die : un seul palier, deux appartements, une vie amoureuse libre, faste pour Pierre, que la narratrice surveille et jalouse. Une façon dâĂȘtre ensemble, longtemps, jusquâĂ ce que Simon grandisse. Comme il sâapprĂȘte Ă quitter la maison, la narratrice voit son monde chamboulĂ©.Jeanne parvient Ă sâarracher Ă cette promiscuitĂ© toxique en louant un appartement meublĂ© dans une vieille bĂątisse au charme mystĂ©rieux, situĂ©e dans un quartier Ă©trangement familier, oĂč lâaccueille une petite fille, Romance.Câest lĂ que vont lui revenir les souvenirs de sa propre enfance cassĂ©e : la mort brusque, soudaine et insupportable de son pĂšre, la terrible maladie qui la cloue Ă lâhĂŽpital Ă lâĂąge de 10 ans avec une armĂ©e dâenfants menacĂ©s mais surtout la passion dĂ©vorante et chimĂ©rique quâelle projette sur le mĂ©decin qui la soigne. La voici incarcĂ©rĂ©e durant plus de sept ans dans un amour obsessionnel et inavouable pour un homme quatre fois plus ĂągĂ© quâelle, le poids du secret alourdissant son corps de toutes les larmes quâelle ne verse pasâŠA lâĂąge oĂč les sentiments se mĂȘlent, dans la puretĂ© et parfois la confusion, Romance se blesse, aime, dĂ©couvre. OĂč donc sont passĂ©s Pierre et leur fils ? Et cette maison ancienne, faut-il vraiment y vivre, ou simplement la traverser ? Entre Marcel AymĂ© et Henry James, Anne Goscinny, dont les mots parfois crĂ©pitent, nous font rire, hĂ©siter, ou pleurer, nous livre ici son roman le plus accompli.