Voici un livre de bonne foi, tĂ©moignage dâune luciditĂ© et dâune franchise sans Ă©quivalent sur les derniĂšres annĂ©es dâAndrĂ© Gide. Un Gide pĂšre, beau-pĂšre et grand-pĂšre, - et lâauteur de ThĂ©sĂ©e, lâĂ©crivain qui nâĂ©tait plus tout Ă fait le « contemporain capital » de lâentre-deux-guerres, mais demeurait une « rĂ©fĂ©rence » considĂ©rable et suscitait encore, jusquâĂ sa mort et par-delĂ , autant dâamours fascinĂ©s que de haines sans merci. Jean Lambert (1914-1999) ne cache rien de ce que son intimitĂ© avec Gide lui a fait connaĂźtre ou permis de deviner. « Une fois de plus, mon cher Jean, lui Ă©crivit Jean Schlumberger, je retrouve cette nettetĂ© dâĂ©criture, cette aisance soignĂ©e et cet humour de bon ton qui apparaĂźt dans tout ce que vous Ă©crivez. Vous aviez cette fois Ă cheminer entre des buissons riches en roses et en Ă©pines, oĂč il fallait beaucoup de tact pour ne jamais sâaccrocher ». Et Marcel Jouhandeau : « Jâadmire comme vous avez su rendre toutes les nuances du sentiment que vous a inspirĂ© cet homme extraordinaire. Pas une seconde vous nâavez cessĂ© dâĂȘtre juste. On ne sent dans vos propos ni complaisance ni flatterie, pas plus envers celui dont vous parlez quâenvers vous-mĂȘme. Il fallait avoir le cĆur bien placĂ© pour se maintenir dans la ligne que vous avez suivie. Elle vous fait honneur autant quâĂ celui que vous faites revivre Ă nos yeux... »
Voici un livre de bonne foi, tĂ©moignage dâune luciditĂ© et dâune franchise sans Ă©quivalent sur les derniĂšres annĂ©es dâAndrĂ© Gide. Un Gide pĂšre, beau-pĂšre et grand-pĂšre, - et lâauteur de ThĂ©sĂ©e, lâĂ©crivain qui nâĂ©tait plus tout Ă fait le « contemporain capital » de lâentre-deux-guerres, mais demeurait une « rĂ©fĂ©rence » considĂ©rable et suscitait encore, jusquâĂ sa mort et par-delĂ , autant dâamours fascinĂ©s que de haines sans merci. Jean Lambert (1914-1999) ne cache rien de ce que son intimitĂ© avec Gide lui a fait connaĂźtre ou permis de deviner. « Une fois de plus, mon cher Jean, lui Ă©crivit Jean Schlumberger, je retrouve cette nettetĂ© dâĂ©criture, cette aisance soignĂ©e et cet humour de bon ton qui apparaĂźt dans tout ce que vous Ă©crivez. Vous aviez cette fois Ă cheminer entre des buissons riches en roses et en Ă©pines, oĂč il fallait beaucoup de tact pour ne jamais sâaccrocher ». Et Marcel Jouhandeau : « Jâadmire comme vous avez su rendre toutes les nuances du sentiment que vous a inspirĂ© cet homme extraordinaire. Pas une seconde vous nâavez cessĂ© dâĂȘtre juste. On ne sent dans vos propos ni complaisance ni flatterie, pas plus envers celui dont vous parlez quâenvers vous-mĂȘme. Il fallait avoir le cĆur bien placĂ© pour se maintenir dans la ligne que vous avez suivie. Elle vous fait honneur autant quâĂ celui que vous faites revivre Ă nos yeux... »