Choderlos de Laclos demeure pour la postĂ©ritĂ© lâhomme dâun seul livre, "Les Liaisons dangereuses", roman Ă©pistolaire publiĂ© Ă Paris en 1782 et depuis sans cesse Ă©tudiĂ©, rééditĂ© et adaptĂ© sous toutes les formes. En 175 lettres, il relate une intrigue de haine et dâamour entre le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, deux reprĂ©sentants de lâaristocratie libertine du XVIIIe siĂšcle. DĂ©pourvus de tout scrupule, ces deux rouĂ©s contractent une alliance pour sĂ©duire une jeune fille naĂŻve, CĂ©cile de Volanges, et une femme vertueuse, Mme de Tourvel. Ils veulent affirmer leur supĂ©rioritĂ© dans le domaine de la sĂ©duction en exerçant leur volontĂ© au dĂ©triment des valeurs affectives illustrĂ©es par Mme de Tourvel, femme sensible aux qualitĂ©s morales Ă©levĂ©es. Valmont veut faire de sa conquĂȘte son chef-dâĆuvre de sĂ©ducteur en attaquant Ă travers elle tout ce qui menace son libertinage : la religion, la fidĂ©litĂ© et la vertu. Mais Valmont et Merteuil en viennent bientĂŽt Ă rivaliser entre eux et Ă se trahir. Valmont est tuĂ© en duel par lâamant de Mme de Merteuil. Celle-ci, dĂ©shonorĂ©e publiquement, doit fuir Ă lâĂ©tranger. "Les Liaisons dangereuses" est lâaboutissement dâune tradition romanesque trĂšs prisĂ©e au XVIIIe, le roman de lettres, dont "Julie ou la Nouvelle HĂ©loĂŻse" de Jean-Jacques Rousseau (1761) est lâexemple le plus cĂ©lĂšbre. Laclos reproduit dâailleurs son Ă©pigraphe: « Jâai vu les mĆurs de mon temps, et jâai publiĂ© ces lettres. » Portant le genre Ă©pistolaire au sommet grĂące Ă sa perfection formelle et lâambiguĂŻtĂ© de son message moral, analysant implacablement les mouvements du cĆur et de lâamour, lâĆuvre exercera une influence analogue Ă celle de Stendhal sur toute une Ă©cole de romanciers. Parmi les nombreuses adaptations sur grand Ă©cran, citons "Les Liaisons dangereuses" de Roger Vadim (1960, sur un script de Roger Vailland), "Les Liaisons dangereuses" de Stephen Frears (1988), et le "Valmont" de Milos Forman (1989).
Choderlos de Laclos demeure pour la postĂ©ritĂ© lâhomme dâun seul livre, "Les Liaisons dangereuses", roman Ă©pistolaire publiĂ© Ă Paris en 1782 et depuis sans cesse Ă©tudiĂ©, rééditĂ© et adaptĂ© sous toutes les formes. En 175 lettres, il relate une intrigue de haine et dâamour entre le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, deux reprĂ©sentants de lâaristocratie libertine du XVIIIe siĂšcle. DĂ©pourvus de tout scrupule, ces deux rouĂ©s contractent une alliance pour sĂ©duire une jeune fille naĂŻve, CĂ©cile de Volanges, et une femme vertueuse, Mme de Tourvel. Ils veulent affirmer leur supĂ©rioritĂ© dans le domaine de la sĂ©duction en exerçant leur volontĂ© au dĂ©triment des valeurs affectives illustrĂ©es par Mme de Tourvel, femme sensible aux qualitĂ©s morales Ă©levĂ©es. Valmont veut faire de sa conquĂȘte son chef-dâĆuvre de sĂ©ducteur en attaquant Ă travers elle tout ce qui menace son libertinage : la religion, la fidĂ©litĂ© et la vertu. Mais Valmont et Merteuil en viennent bientĂŽt Ă rivaliser entre eux et Ă se trahir. Valmont est tuĂ© en duel par lâamant de Mme de Merteuil. Celle-ci, dĂ©shonorĂ©e publiquement, doit fuir Ă lâĂ©tranger. "Les Liaisons dangereuses" est lâaboutissement dâune tradition romanesque trĂšs prisĂ©e au XVIIIe, le roman de lettres, dont "Julie ou la Nouvelle HĂ©loĂŻse" de Jean-Jacques Rousseau (1761) est lâexemple le plus cĂ©lĂšbre. Laclos reproduit dâailleurs son Ă©pigraphe: « Jâai vu les mĆurs de mon temps, et jâai publiĂ© ces lettres. » Portant le genre Ă©pistolaire au sommet grĂące Ă sa perfection formelle et lâambiguĂŻtĂ© de son message moral, analysant implacablement les mouvements du cĆur et de lâamour, lâĆuvre exercera une influence analogue Ă celle de Stendhal sur toute une Ă©cole de romanciers. Parmi les nombreuses adaptations sur grand Ă©cran, citons "Les Liaisons dangereuses" de Roger Vadim (1960, sur un script de Roger Vailland), "Les Liaisons dangereuses" de Stephen Frears (1988), et le "Valmont" de Milos Forman (1989).