IL EST VENU hier soir.Ma monstrueuse amante, il a murmurĂ© Ă mon oreille, puis il m'a dĂ©vĂȘtue complĂ©tement et - sans me lĂącher du regard - il a effleurĂ© mon corps frissonnant du bout des doigts de sa main gauche, trĂšs lentement, d'un pore Ă l'autre, en tenant de sa main droite ma fente extrĂȘmement ouverte sans la pĂ©nĂ©trer, puis aprĂšs m'avoir lĂ©chĂ© et mordu le visage tout entier, il est parti.J'ai errĂ© toute la nuit, nue, le poing coincĂ© entre mes cuisses trempĂ©es, gĂ©missante et folle, suspendue Ă cette sensation dans le ventre et les reins et le sexe qui me tient tendue et pleine de lui, bien qu'en manque et en besoin depuis son dĂ©part, et ne me lĂąche pas. Lourde de cette plĂ©nitude que rien ne peut traduire, de cet envahissement de lui des reins au ventre au sexe au plus profond dans le sens du fondement de coeur obscur de tous - rein ventre sexe - qui veulent qu'il les touche Ă pleines mains, pleine bouche, et Ă l'intĂ©rieur, j'ai tentĂ© longtemps, en larmes et en soupirs, de le retrouver mais en vain.Un texte brĂ»lant, le dĂ©sir Ă l'extrĂȘme, la passion amoureuse quand la poĂ©sie prend chair.
IL EST VENU hier soir.Ma monstrueuse amante, il a murmurĂ© Ă mon oreille, puis il m'a dĂ©vĂȘtue complĂ©tement et - sans me lĂącher du regard - il a effleurĂ© mon corps frissonnant du bout des doigts de sa main gauche, trĂšs lentement, d'un pore Ă l'autre, en tenant de sa main droite ma fente extrĂȘmement ouverte sans la pĂ©nĂ©trer, puis aprĂšs m'avoir lĂ©chĂ© et mordu le visage tout entier, il est parti.J'ai errĂ© toute la nuit, nue, le poing coincĂ© entre mes cuisses trempĂ©es, gĂ©missante et folle, suspendue Ă cette sensation dans le ventre et les reins et le sexe qui me tient tendue et pleine de lui, bien qu'en manque et en besoin depuis son dĂ©part, et ne me lĂąche pas. Lourde de cette plĂ©nitude que rien ne peut traduire, de cet envahissement de lui des reins au ventre au sexe au plus profond dans le sens du fondement de coeur obscur de tous - rein ventre sexe - qui veulent qu'il les touche Ă pleines mains, pleine bouche, et Ă l'intĂ©rieur, j'ai tentĂ© longtemps, en larmes et en soupirs, de le retrouver mais en vain.Un texte brĂ»lant, le dĂ©sir Ă l'extrĂȘme, la passion amoureuse quand la poĂ©sie prend chair.