« Je suis un homme malade⊠Je suis un homme mĂ©chant. Un homme plutĂŽt repoussant. Je crois que jâai le foie malade. Soit dit en passant, je ne comprends rien de rien Ă ma maladie et je ne sais pas au juste ce qui me fait mal. » Dans une chambre « infecte » quâil dĂ©signe comme son « trou », un ancien fonctionnaire dâune quarantaine dâannĂ©es est plongĂ© dans un Ă©tat de souffrance qui confine paradoxa-lement Ă la jouissance. Par opposition Ă lâhomme dâaction, direct et spontanĂ©, il se dĂ©finit comme un homme « de conscience », douĂ© dâune rĂ©flexion et dâune pensĂ©e qui engendrent fatalement la paralysie. Dans un monologue vertigineux de noirceur, nous dĂ©couvrons un homme dont la solitude prend racine dans une conception abĂźmĂ©e de lâaltĂ©ritĂ©, en laquelle lâasservissement et lâhumiliation succĂšdent invariablement Ă lâĂ©lan du cĆur.
« Je suis un homme malade⊠Je suis un homme mĂ©chant. Un homme plutĂŽt repoussant. Je crois que jâai le foie malade. Soit dit en passant, je ne comprends rien de rien Ă ma maladie et je ne sais pas au juste ce qui me fait mal. » Dans une chambre « infecte » quâil dĂ©signe comme son « trou », un ancien fonctionnaire dâune quarantaine dâannĂ©es est plongĂ© dans un Ă©tat de souffrance qui confine paradoxa-lement Ă la jouissance. Par opposition Ă lâhomme dâaction, direct et spontanĂ©, il se dĂ©finit comme un homme « de conscience », douĂ© dâune rĂ©flexion et dâune pensĂ©e qui engendrent fatalement la paralysie. Dans un monologue vertigineux de noirceur, nous dĂ©couvrons un homme dont la solitude prend racine dans une conception abĂźmĂ©e de lâaltĂ©ritĂ©, en laquelle lâasservissement et lâhumiliation succĂšdent invariablement Ă lâĂ©lan du cĆur.