Bruits, cris, musiques de films - Martin Barnier & Rick Altman

By Martin Barnier & Rick Altman

Release Date: 2013-01-24

Genre: Performing Arts

(0 ratings)
La description classique de l’accompagnement du film muet consiste Ă  dire qu’un pianiste ou un orchestre jouait pendant la projection. Cet ouvrage a pour ambition de retrouver la rĂ©alitĂ© complexe des spectacles cinĂ©matographiques avant 1914, dont le spectre d’écoute Ă©tait d’une variĂ©tĂ© extrĂȘme. En explorant les archives municipales, les rubriques des spectacles des quotidiens locaux, la presse corporative, aussi bien qu’en observant les cartes postales de l’époque, on dĂ©couvre un capharnaĂŒm littĂ©ralement inouĂŻ. La multitude des lieux de projection explique l’éventail infini des sons entendus par les spectateurs. Car ceux-ci ont dĂ©couvert les films dans des cafĂ©s, des music-halls, des grands magasins, des cirques aussi bien que dans des Ă©glises, des salles de classe ou mĂȘme des patinoires ! L’étude d’un grand nombre de villes françaises donne une idĂ©e prĂ©cise de la vie pendant les projections. Le foisonnement sonore permet de redĂ©couvrir l’expĂ©rience du spectateur de la Belle Époque. L’importance de la participation du public est un point fondamental. Les cris, applaudissements et paroles diverses dans des patois variĂ©s, accompagnaient les films. Les projections Ă©taient vivantes et, Ă  chaque fois, uniques. Sur les champs de foire, les machines Ă  vapeur - dynamo vrombissantes, les grognements des fauves et le vacarme des orchestrions rĂ©sonnaient plus fort que le piano. Dans des lieux plus calmes, les paroles des confĂ©renciers, des prĂȘtres, des vulgarisateurs scientifiques et des bonimenteurs captaient l’attention de l’auditoire. Les bruiteurs, eux aussi, influençaient la vision des films et les musiciens, dans des orchestres de toutes tailles rivalisaient avec les chanteurs d’opĂ©ra pour amplifier l’émotion provoquĂ©e par les images en mouvement. Enfin, la synchronisation mĂ©canique des films Ă©tait bien plus courante qu’on ne le pense. C’est cette diversitĂ© sonore oubliĂ©e que ce livre entend remettre en oreille. Ce faisant, il dĂ©place la façon dont l’historiographie traditionnelle prĂ©sente la rĂ©ception des films.

Bruits, cris, musiques de films - Martin Barnier & Rick Altman

By Martin Barnier & Rick Altman

Release Date: 2013-01-24

Genre: Performing Arts

(0 ratings)
La description classique de l’accompagnement du film muet consiste Ă  dire qu’un pianiste ou un orchestre jouait pendant la projection. Cet ouvrage a pour ambition de retrouver la rĂ©alitĂ© complexe des spectacles cinĂ©matographiques avant 1914, dont le spectre d’écoute Ă©tait d’une variĂ©tĂ© extrĂȘme. En explorant les archives municipales, les rubriques des spectacles des quotidiens locaux, la presse corporative, aussi bien qu’en observant les cartes postales de l’époque, on dĂ©couvre un capharnaĂŒm littĂ©ralement inouĂŻ. La multitude des lieux de projection explique l’éventail infini des sons entendus par les spectateurs. Car ceux-ci ont dĂ©couvert les films dans des cafĂ©s, des music-halls, des grands magasins, des cirques aussi bien que dans des Ă©glises, des salles de classe ou mĂȘme des patinoires ! L’étude d’un grand nombre de villes françaises donne une idĂ©e prĂ©cise de la vie pendant les projections. Le foisonnement sonore permet de redĂ©couvrir l’expĂ©rience du spectateur de la Belle Époque. L’importance de la participation du public est un point fondamental. Les cris, applaudissements et paroles diverses dans des patois variĂ©s, accompagnaient les films. Les projections Ă©taient vivantes et, Ă  chaque fois, uniques. Sur les champs de foire, les machines Ă  vapeur - dynamo vrombissantes, les grognements des fauves et le vacarme des orchestrions rĂ©sonnaient plus fort que le piano. Dans des lieux plus calmes, les paroles des confĂ©renciers, des prĂȘtres, des vulgarisateurs scientifiques et des bonimenteurs captaient l’attention de l’auditoire. Les bruiteurs, eux aussi, influençaient la vision des films et les musiciens, dans des orchestres de toutes tailles rivalisaient avec les chanteurs d’opĂ©ra pour amplifier l’émotion provoquĂ©e par les images en mouvement. Enfin, la synchronisation mĂ©canique des films Ă©tait bien plus courante qu’on ne le pense. C’est cette diversitĂ© sonore oubliĂ©e que ce livre entend remettre en oreille. Ce faisant, il dĂ©place la façon dont l’historiographie traditionnelle prĂ©sente la rĂ©ception des films.

Related Articles