Ce silence, cette nuit, ces rues Ă©troites, tout disposait Pierrot Ă ne penser Ă rien de prĂ©cis. Il regardait Ă droite, Ă gauche, comme pour accrocher quelque part ses petites curiositĂ©s, mais ne trouvait rien - tout au plus les enseignes, et qui ne valaient pas les billes de l'avenue de Chaillot. Il songea un instant Ă visiter le bobinard de cette sous-prĂ©fecture, mais il ne rencontrait personne pour le renseigner. Finalement il se perdit. Il traversait maintenant une petite banlieue ouvriĂšre, avec des manufactures ici et lĂ . Plus loin, Pierrot atteignit une route assez large, avec un double lisĂ©rĂ© d'arbres, peut-ĂȘtre nationale ? peut-ĂȘtre dĂ©partementale ? Il marcha encore quelques instants. Il entendit tout prĂšs de lui un grand cri, un cri de femme, un cri de peur.
Ce silence, cette nuit, ces rues Ă©troites, tout disposait Pierrot Ă ne penser Ă rien de prĂ©cis. Il regardait Ă droite, Ă gauche, comme pour accrocher quelque part ses petites curiositĂ©s, mais ne trouvait rien - tout au plus les enseignes, et qui ne valaient pas les billes de l'avenue de Chaillot. Il songea un instant Ă visiter le bobinard de cette sous-prĂ©fecture, mais il ne rencontrait personne pour le renseigner. Finalement il se perdit. Il traversait maintenant une petite banlieue ouvriĂšre, avec des manufactures ici et lĂ . Plus loin, Pierrot atteignit une route assez large, avec un double lisĂ©rĂ© d'arbres, peut-ĂȘtre nationale ? peut-ĂȘtre dĂ©partementale ? Il marcha encore quelques instants. Il entendit tout prĂšs de lui un grand cri, un cri de femme, un cri de peur.