Les Voix du Corps Anthologie - Corinne Tisserand-Simon

By Corinne Tisserand-Simon

Release Date: 2014-12-13

Genre: Theater

(0 ratings)
Cette anthologie réunit trois textes autour du corps et de la voix.
Le premier, PoĂ©tique du Petit Corps, est nĂ© d’une rĂ©flexion Ă  propos d’un travail d’atelier théùtral sur le corps. Ne pouvant traduire mes impressions qu’en termes d'image face au corps de l’autre, lorsque le temps de l’écriture est venu, la forme poĂ©tique s’est imposĂ©e.
Ce texte peut ĂȘtre lu comme un long poĂšme et/ou conçu comme un exercice dont le but serait d’aider l’acteur/danseur Ă  acquĂ©rir la connaissance du corps en reprĂ©sentation. Il peut aussi donner lieu Ă  un spectacle.
DĂšs que nous en parlons, dĂšs que nous l’écrivons, le corps devient Ă©tranger, « extra-quotidien ». Il est cet objet complexe qui se dĂ©finit par rapport Ă  l’espace et au temps qui l’environnent. Les deux critĂšres qui permettent l’approche du corps sont le mouvement et l’immobilitĂ©. Le corps est dynamique.
Le corps, pour exister, fait un long voyage. Il est l’objet de multiples traductions. Le langage dilate le corps, lui rend ses diffĂ©rents niveaux de perception, en fait un objet poĂ©tique. De cette poĂ©sie naissent des images, celles d’un corps-en-vie.
Le corps qui proposĂ© ici est double. Il s’agit de deux profils. Celui de gauche est une description du mouvement. Celui de droite fait rĂ©fĂ©rence aux sensations que peuvent provoquer un tel mouvement.
Le corps crée les conditions de sa propre présence, conscient de ses potentialités. Le corps est actif parce que réceptif.
Le deuxiÚme texte, Petite Musique du Corps, est né de la nécessité de faire parler ce petit corps.
Toujours sous la forme d’un long poùme, ce texte explore le corps en train de dire.
Le cri est la premiĂšre manifestation de la vie. Il est la trace organique du symbole.
Envers de la peau, le son construit une gĂ©ographie sonore des profondeurs oĂč le mot, puis la phrase prennent naissance.
Pour l’acteur, le mot devient matiĂšre. Dans un premier temps, le mot est dĂ©shabillĂ© de son sens. Ce n’est qu’aprĂšs avoir Ă©tĂ© « pris en bouche », respirĂ©, goĂ»tĂ©, mĂąchĂ©, digĂ©rĂ©, malaxĂ© avec les humeurs du corps, que le mot est restituĂ© avec la signification que l’auteur a voulu lui donner.
Tout se passe comme si, dans le double mouvement de la respiration, le Réel entrait dans le corps et le corps en restituait la trace sous la forme du mot.
Pierre angulaire du sens, le mot appelle son semblable ainsi naĂźt la phrase. Elle est ce ruban de mots qui dit la complexitĂ© du RĂ©el. La phrase dit l’histoire du corps et le corps dit l’histoire des hommes.

Petit Cri Cherche Petit Corps est une piÚce de théùtre écrite à partir des deux textes poétiques antérieurs, Poétique du Petit Corps et Petite Musique du Corps.
La fusion des images gĂ©nĂ©rĂ©es par le corps, et celles engendrĂ©es par la lettre et l’évocation du son, induit l’incarnation. Et la poĂ©sie s’est faite théùtre, le son s’est fait parole. Et le corps a pris son envol.
Petit Cri Cherche Petit Corps a Ă©tĂ© créé le 5 juillet 2009 au CafĂ©-ScĂšne de Montfort, Montfort-en-Chalosse (40) avec Katia Thoumyre et Jean-Marie Tisserand et mise en scĂšne par l’auteur.
Le texte est enregistrĂ© ou dit sur scĂšne par un rĂ©citant. Deux acteurs/danseurs, un homme, une femme, Ă©voluent sur scĂšne. Ils content la pĂ©rilleuse histoire de l’humanitĂ© faite de peur, de sĂ©duction, de haine et d’amour.
Ce "dialogue à 3" conte la naissance, la vie, l’amour, la mort.
L’immobilitĂ© et le silence sont les prĂ©mices du mouvement et du son. La naissance est une dĂ©chirure, un fier combat.
"Son cherche organe pour vie commune". Ainsi naĂźt l’humanitĂ©.
Le O habite le ventre.
Le A vagabonde
 Il est dans la poitrine. Il habite la gorge. Puis se répand dans la bouche.
Le I navigue dans le nez. Il s'évade dans les tempes.
Le dos recueille la pensĂ©e. La pensĂ©e, discours intĂ©rieur ininterrompu. Lieu de l’ĂȘtre
inachevé.
L’extĂ©rieur et l’intĂ©rieur du corps s’affirment, se sĂ©parent, s’affrontent, se sĂ©duisent et s’endorment "dans l’aube d’un baiser".

CorinneTisserand-Simon
30 novembre 2014

Les Voix du Corps Anthologie - Corinne Tisserand-Simon

By Corinne Tisserand-Simon

Release Date: 2014-12-13

Genre: Theater

(0 ratings)
Cette anthologie réunit trois textes autour du corps et de la voix.
Le premier, PoĂ©tique du Petit Corps, est nĂ© d’une rĂ©flexion Ă  propos d’un travail d’atelier théùtral sur le corps. Ne pouvant traduire mes impressions qu’en termes d'image face au corps de l’autre, lorsque le temps de l’écriture est venu, la forme poĂ©tique s’est imposĂ©e.
Ce texte peut ĂȘtre lu comme un long poĂšme et/ou conçu comme un exercice dont le but serait d’aider l’acteur/danseur Ă  acquĂ©rir la connaissance du corps en reprĂ©sentation. Il peut aussi donner lieu Ă  un spectacle.
DĂšs que nous en parlons, dĂšs que nous l’écrivons, le corps devient Ă©tranger, « extra-quotidien ». Il est cet objet complexe qui se dĂ©finit par rapport Ă  l’espace et au temps qui l’environnent. Les deux critĂšres qui permettent l’approche du corps sont le mouvement et l’immobilitĂ©. Le corps est dynamique.
Le corps, pour exister, fait un long voyage. Il est l’objet de multiples traductions. Le langage dilate le corps, lui rend ses diffĂ©rents niveaux de perception, en fait un objet poĂ©tique. De cette poĂ©sie naissent des images, celles d’un corps-en-vie.
Le corps qui proposĂ© ici est double. Il s’agit de deux profils. Celui de gauche est une description du mouvement. Celui de droite fait rĂ©fĂ©rence aux sensations que peuvent provoquer un tel mouvement.
Le corps crée les conditions de sa propre présence, conscient de ses potentialités. Le corps est actif parce que réceptif.
Le deuxiÚme texte, Petite Musique du Corps, est né de la nécessité de faire parler ce petit corps.
Toujours sous la forme d’un long poùme, ce texte explore le corps en train de dire.
Le cri est la premiĂšre manifestation de la vie. Il est la trace organique du symbole.
Envers de la peau, le son construit une gĂ©ographie sonore des profondeurs oĂč le mot, puis la phrase prennent naissance.
Pour l’acteur, le mot devient matiĂšre. Dans un premier temps, le mot est dĂ©shabillĂ© de son sens. Ce n’est qu’aprĂšs avoir Ă©tĂ© « pris en bouche », respirĂ©, goĂ»tĂ©, mĂąchĂ©, digĂ©rĂ©, malaxĂ© avec les humeurs du corps, que le mot est restituĂ© avec la signification que l’auteur a voulu lui donner.
Tout se passe comme si, dans le double mouvement de la respiration, le Réel entrait dans le corps et le corps en restituait la trace sous la forme du mot.
Pierre angulaire du sens, le mot appelle son semblable ainsi naĂźt la phrase. Elle est ce ruban de mots qui dit la complexitĂ© du RĂ©el. La phrase dit l’histoire du corps et le corps dit l’histoire des hommes.

Petit Cri Cherche Petit Corps est une piÚce de théùtre écrite à partir des deux textes poétiques antérieurs, Poétique du Petit Corps et Petite Musique du Corps.
La fusion des images gĂ©nĂ©rĂ©es par le corps, et celles engendrĂ©es par la lettre et l’évocation du son, induit l’incarnation. Et la poĂ©sie s’est faite théùtre, le son s’est fait parole. Et le corps a pris son envol.
Petit Cri Cherche Petit Corps a Ă©tĂ© créé le 5 juillet 2009 au CafĂ©-ScĂšne de Montfort, Montfort-en-Chalosse (40) avec Katia Thoumyre et Jean-Marie Tisserand et mise en scĂšne par l’auteur.
Le texte est enregistrĂ© ou dit sur scĂšne par un rĂ©citant. Deux acteurs/danseurs, un homme, une femme, Ă©voluent sur scĂšne. Ils content la pĂ©rilleuse histoire de l’humanitĂ© faite de peur, de sĂ©duction, de haine et d’amour.
Ce "dialogue à 3" conte la naissance, la vie, l’amour, la mort.
L’immobilitĂ© et le silence sont les prĂ©mices du mouvement et du son. La naissance est une dĂ©chirure, un fier combat.
"Son cherche organe pour vie commune". Ainsi naĂźt l’humanitĂ©.
Le O habite le ventre.
Le A vagabonde
 Il est dans la poitrine. Il habite la gorge. Puis se répand dans la bouche.
Le I navigue dans le nez. Il s'évade dans les tempes.
Le dos recueille la pensĂ©e. La pensĂ©e, discours intĂ©rieur ininterrompu. Lieu de l’ĂȘtre
inachevé.
L’extĂ©rieur et l’intĂ©rieur du corps s’affirment, se sĂ©parent, s’affrontent, se sĂ©duisent et s’endorment "dans l’aube d’un baiser".

CorinneTisserand-Simon
30 novembre 2014

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