"Ils ont accostĂ©. Ils ont dĂ©barquĂ© sur notre terrasse, couverts d'un concentrĂ© noir de suie grasse et fĂ©tide... Ils paraissaient perdus, terriblement dĂ©connectĂ©s de tout... Et d'eux-mĂȘmes d'abord... Surtout dâeux-mĂȘmes..." Dans un ciel sens dessus dessous ponctuĂ© dâimmenses masses nuageuses aux allures menaçantes progresse le Zeppelin sinistrĂ© Garbage et son Ă©quipage incongru : un couple de passagers de hasard embarquĂ©s Ă Tanger, Anders Mikkeli et Esther RoblĂšs, deux jumelles orphelines sujettes Ă de mystĂ©rieuses crises de citations littĂ©raires, leur garde du corps et le cadavre dĂ©membrĂ© du pilote de lâappareil, suspendu Ă ce qui reste de sa nacelle dĂ©truite. Dans les soutes, un mĂ©lange de dĂ©chets nuclĂ©aires instables et dâarmes atomiques en Ă©tat de marche, indice probable des visĂ©es terroristes du Garbage. BallotĂ© au grĂ© de la violence des vents, ses Ă©quipements verrouillĂ©s sur navigateur automatique, lâaĂ©rostat semble totalement livrĂ© Ă lui-mĂȘme, et pourtant⊠Pourtant quelque chose suggĂšre quâil y a peut-ĂȘtre lĂ un dessein, une volontĂ©, une direction. Car au mĂȘme moment, nombre des personnages croisĂ©s au fil des deux prĂ©cĂ©dents volumes de la trilogie â Ana et Lester, Bacon et son dauphin hybride, Julia, Roem et Lawrence, lâex-aumonier militaire â se sont eux aussi mis en mouvement, comme mĂ»s par un appel secret. Leur pĂ©riple annonce-t-il le stade terminal du « coup de sang » planĂ©taire ? Sâagit-il des prĂ©misses de la troisiĂšme guerre mondiale annoncĂ©e, qui mettra ainsi un point final Ă la crise environnementale gĂ©nĂ©ralisĂ©e ? Ou dâautre chose encore, divergeant de tout ce quâon pouvait imaginer ? Toujours magistral, tant dans la puissance et lâoriginalitĂ© de son rĂ©cit que dans son traitement graphique et chromatique exceptionnel, Enki Bilal apporte un point final Ă la trilogie amorcĂ©e dans Animalâz et poursuivie dans Julia et Roem.
"Ils ont accostĂ©. Ils ont dĂ©barquĂ© sur notre terrasse, couverts d'un concentrĂ© noir de suie grasse et fĂ©tide... Ils paraissaient perdus, terriblement dĂ©connectĂ©s de tout... Et d'eux-mĂȘmes d'abord... Surtout dâeux-mĂȘmes..." Dans un ciel sens dessus dessous ponctuĂ© dâimmenses masses nuageuses aux allures menaçantes progresse le Zeppelin sinistrĂ© Garbage et son Ă©quipage incongru : un couple de passagers de hasard embarquĂ©s Ă Tanger, Anders Mikkeli et Esther RoblĂšs, deux jumelles orphelines sujettes Ă de mystĂ©rieuses crises de citations littĂ©raires, leur garde du corps et le cadavre dĂ©membrĂ© du pilote de lâappareil, suspendu Ă ce qui reste de sa nacelle dĂ©truite. Dans les soutes, un mĂ©lange de dĂ©chets nuclĂ©aires instables et dâarmes atomiques en Ă©tat de marche, indice probable des visĂ©es terroristes du Garbage. BallotĂ© au grĂ© de la violence des vents, ses Ă©quipements verrouillĂ©s sur navigateur automatique, lâaĂ©rostat semble totalement livrĂ© Ă lui-mĂȘme, et pourtant⊠Pourtant quelque chose suggĂšre quâil y a peut-ĂȘtre lĂ un dessein, une volontĂ©, une direction. Car au mĂȘme moment, nombre des personnages croisĂ©s au fil des deux prĂ©cĂ©dents volumes de la trilogie â Ana et Lester, Bacon et son dauphin hybride, Julia, Roem et Lawrence, lâex-aumonier militaire â se sont eux aussi mis en mouvement, comme mĂ»s par un appel secret. Leur pĂ©riple annonce-t-il le stade terminal du « coup de sang » planĂ©taire ? Sâagit-il des prĂ©misses de la troisiĂšme guerre mondiale annoncĂ©e, qui mettra ainsi un point final Ă la crise environnementale gĂ©nĂ©ralisĂ©e ? Ou dâautre chose encore, divergeant de tout ce quâon pouvait imaginer ? Toujours magistral, tant dans la puissance et lâoriginalitĂ© de son rĂ©cit que dans son traitement graphique et chromatique exceptionnel, Enki Bilal apporte un point final Ă la trilogie amorcĂ©e dans Animalâz et poursuivie dans Julia et Roem.