Lorsque lâarmistice est signĂ©, le 11 novembre 1918, Augustin Dortet sâĂ©tonne dâĂȘtre encore en vie. Mille fois il a cru mourir dans les tranchĂ©es de la Grande Guerre, aprĂšs avoir vu et vĂ©cu mille horreurs. PersuadĂ© de ne devoir sa survie quâau courrier enflammĂ© que lui a adressĂ© sa femme GeneviĂšve au cours de la derniĂšre annĂ©e du conflit â les lettres dâamour quâon appelait les « valentines » et qui contribuaient tant Ă soutenir le moral des soldats â, il nâa plus quâune idĂ©e en tĂȘte : la rejoindre dans leurs PyrĂ©nĂ©es natales. Et, espĂšre-t-il, mettre en route un bĂ©bĂ©, maniĂšre de compenser la cruelle perte dâenfant quâils ont subi un peu avant le dĂ©but de la guerre, en 1913. Mais lorsquâil revient au village, Augustin voit brutalement son monde basculer : rien nâest conforme Ă ce quâil avait imaginĂ©, Ă commencer par lâorigine de ces valentines qui lâont tant rĂ©confortĂ©âŠBrillants interprĂštes de lâintime et des secrets enfouis, Christian De Metter et Catel avaient marquĂ© les esprits en 2004 avec cette histoire tragique et forte, rĂ©compensĂ©e au Festival dâAngoulĂȘme par le Prix du Public. Dix ans aprĂšs, Ă lâoccasion du centenaire de la Grande Guerre, Le Sang des Valentines reparait dans une nouvelle Ă©dition, enrichie dâune postface de lâhistorien Jean-Pierre Verney (co-auteur de Putain de guerre ! avec Tardi) sur lâimportance majeure du courrier et des Ă©changes postaux tout au long de la PremiĂšre Guerre mondiale.
Lorsque lâarmistice est signĂ©, le 11 novembre 1918, Augustin Dortet sâĂ©tonne dâĂȘtre encore en vie. Mille fois il a cru mourir dans les tranchĂ©es de la Grande Guerre, aprĂšs avoir vu et vĂ©cu mille horreurs. PersuadĂ© de ne devoir sa survie quâau courrier enflammĂ© que lui a adressĂ© sa femme GeneviĂšve au cours de la derniĂšre annĂ©e du conflit â les lettres dâamour quâon appelait les « valentines » et qui contribuaient tant Ă soutenir le moral des soldats â, il nâa plus quâune idĂ©e en tĂȘte : la rejoindre dans leurs PyrĂ©nĂ©es natales. Et, espĂšre-t-il, mettre en route un bĂ©bĂ©, maniĂšre de compenser la cruelle perte dâenfant quâils ont subi un peu avant le dĂ©but de la guerre, en 1913. Mais lorsquâil revient au village, Augustin voit brutalement son monde basculer : rien nâest conforme Ă ce quâil avait imaginĂ©, Ă commencer par lâorigine de ces valentines qui lâont tant rĂ©confortĂ©âŠBrillants interprĂštes de lâintime et des secrets enfouis, Christian De Metter et Catel avaient marquĂ© les esprits en 2004 avec cette histoire tragique et forte, rĂ©compensĂ©e au Festival dâAngoulĂȘme par le Prix du Public. Dix ans aprĂšs, Ă lâoccasion du centenaire de la Grande Guerre, Le Sang des Valentines reparait dans une nouvelle Ă©dition, enrichie dâune postface de lâhistorien Jean-Pierre Verney (co-auteur de Putain de guerre ! avec Tardi) sur lâimportance majeure du courrier et des Ă©changes postaux tout au long de la PremiĂšre Guerre mondiale.