Les heures souterraines - Delphine de Vigan

By Delphine de Vigan

Release Date: 2009-08-26

Genre: Literary Criticism

(0 ratings)
Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu’au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mĂȘmes gestes, emprunte les mĂȘmes couloirs de correspondance, monte dans les mĂȘmes trains. Chaque jour, elle pointe, Ă  la mĂȘme heure, dans une entreprise oĂč on ne l’attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n’ait Ă©tĂ© dit, sans raison objective, Mathilde n’a plus rien Ă  faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu’elle cache Ă  ses amis, Ă  sa famille, ces heures dont elle a honte.
Thibault travaille pour les Urgences MĂ©dicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui Ă©pargne rien, il est coincĂ© dans un embouteillage, attend derriĂšre un camion, cherche une place. Ici ou lĂ , chaque jour, des gens l’attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaĂźt mieux que quiconque les petites maladies et les grands dĂ©sastres, la vitesse de la ville et l’immense solitude qu’elle abrite.
Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d’eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s’arrĂȘte. Autour d’eux s’agite un monde privĂ© de douceur. 
Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au cƓur d’une ville sans cesse en mouvement, multipliĂ©e, oĂč l’on risque de se perdre sans aucun bruit.

Les heures souterraines - Delphine de Vigan

By Delphine de Vigan

Release Date: 2009-08-26

Genre: Literary Criticism

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Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu’au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mĂȘmes gestes, emprunte les mĂȘmes couloirs de correspondance, monte dans les mĂȘmes trains. Chaque jour, elle pointe, Ă  la mĂȘme heure, dans une entreprise oĂč on ne l’attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n’ait Ă©tĂ© dit, sans raison objective, Mathilde n’a plus rien Ă  faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu’elle cache Ă  ses amis, Ă  sa famille, ces heures dont elle a honte.
Thibault travaille pour les Urgences MĂ©dicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui Ă©pargne rien, il est coincĂ© dans un embouteillage, attend derriĂšre un camion, cherche une place. Ici ou lĂ , chaque jour, des gens l’attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaĂźt mieux que quiconque les petites maladies et les grands dĂ©sastres, la vitesse de la ville et l’immense solitude qu’elle abrite.
Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d’eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s’arrĂȘte. Autour d’eux s’agite un monde privĂ© de douceur. 
Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au cƓur d’une ville sans cesse en mouvement, multipliĂ©e, oĂč l’on risque de se perdre sans aucun bruit.

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