« Jâai entrepris et exĂ©cutĂ© un voyage de quarante-deux jours autour de ma chambre. Les observations intĂ©ressantes que jâai faites, et le plaisir continuel que jâai Ă©prouvĂ© le long du chemin, me faisaient dĂ©sirer de le rendre public ; la certitude dâĂȘtre utile mây a dĂ©cidĂ©. Mon cĆur Ă©prouve une satisfaction inexprimable lorsque je pense au nombre infini de malheureux auquel jâoffre une ressource assurĂ©e contre lâennui, et un adoucissement aux maux quâils endurent. Le plaisir quâon trouve Ă voyager dans sa chambre est Ă lâabri de la jalousie inquiĂšte des hommes ; il est indĂ©pendant de la fortune. Est-il en effet dâĂȘtre assez malheureux, assez abandonnĂ©, pour nâavoir pas de rĂ©duit oĂč il puisse se retirer et se cacher Ă tout le monde ? VoilĂ tous les apprĂȘts du voyage. »
« Jâai entrepris et exĂ©cutĂ© un voyage de quarante-deux jours autour de ma chambre. Les observations intĂ©ressantes que jâai faites, et le plaisir continuel que jâai Ă©prouvĂ© le long du chemin, me faisaient dĂ©sirer de le rendre public ; la certitude dâĂȘtre utile mây a dĂ©cidĂ©. Mon cĆur Ă©prouve une satisfaction inexprimable lorsque je pense au nombre infini de malheureux auquel jâoffre une ressource assurĂ©e contre lâennui, et un adoucissement aux maux quâils endurent. Le plaisir quâon trouve Ă voyager dans sa chambre est Ă lâabri de la jalousie inquiĂšte des hommes ; il est indĂ©pendant de la fortune. Est-il en effet dâĂȘtre assez malheureux, assez abandonnĂ©, pour nâavoir pas de rĂ©duit oĂč il puisse se retirer et se cacher Ă tout le monde ? VoilĂ tous les apprĂȘts du voyage. »