De William Shakespeare, on sait tout, câest-Ă -dire Ă peu prĂšs rien. Ă moins que ce ne soit lâinverse. Car que sait-on, au fond, de la vie dâun homme ? Que peut-on en rapporter ? Comment dessiner le portrait de cet auteur, immense, quand ses traits sont ceux de tous â autant que ceux de personne ? Une vie suppose des faits et des gestes. Ils sont tous lĂ . Une vie sâĂ©toile de mots. Ils sont partout. "Words, words, words", dit Hamlet : Philippe Forest sait le vertige des phrases et le mirage de lâidentitĂ©, quand nous nâavons rien en propre. Partant, cet essai est une vie de Shakespeare, par-delĂ la vĂ©ritĂ©.
De William Shakespeare, on sait tout, câest-Ă -dire Ă peu prĂšs rien. Ă moins que ce ne soit lâinverse. Car que sait-on, au fond, de la vie dâun homme ? Que peut-on en rapporter ? Comment dessiner le portrait de cet auteur, immense, quand ses traits sont ceux de tous â autant que ceux de personne ? Une vie suppose des faits et des gestes. Ils sont tous lĂ . Une vie sâĂ©toile de mots. Ils sont partout. "Words, words, words", dit Hamlet : Philippe Forest sait le vertige des phrases et le mirage de lâidentitĂ©, quand nous nâavons rien en propre. Partant, cet essai est une vie de Shakespeare, par-delĂ la vĂ©ritĂ©.