Si vous le lisez avec lâespoir de trouver dans Jâirai cracher sur vos tombes quelque chose capable de mettre vos sens en feu, vous allez drĂŽlement ĂȘtre déçu.Si vous le lisez pour y retrouver la petite musique de Vian, vous lây trouverez. Il nây a pas beaucoup dâĂ©crits de Vian dont il ne suffise de lire trois lignes anonymes pour dire tout de suite : «Tiens, câest du Vian !» Ils ne sont pas nombreux, les Ă©crivains dont on puisse en dire autant. Ce sont gĂ©nĂ©ralement ces Ă©crivains-lĂ qui ont les lecteurs les plus fidĂšles, les plus passionnĂ©s, parce que, en les lisant, on les entend parler. Lire Vian, lire LĂ©autaud, lire la correspondance de Flaubert, câest vraiment ĂȘtre avec eux. Ils ne truquent pas, ils ne se dĂ©guisent pas. Ils sont tout entiers dans ce quâils Ă©crivent. Ăa ne se pardonne pas, ça. Vian a Ă©tĂ© condamnĂ©. Flaubert a Ă©tĂ© condamné⊠Delfeil de Ton.
Si vous le lisez avec lâespoir de trouver dans Jâirai cracher sur vos tombes quelque chose capable de mettre vos sens en feu, vous allez drĂŽlement ĂȘtre déçu.Si vous le lisez pour y retrouver la petite musique de Vian, vous lây trouverez. Il nây a pas beaucoup dâĂ©crits de Vian dont il ne suffise de lire trois lignes anonymes pour dire tout de suite : «Tiens, câest du Vian !» Ils ne sont pas nombreux, les Ă©crivains dont on puisse en dire autant. Ce sont gĂ©nĂ©ralement ces Ă©crivains-lĂ qui ont les lecteurs les plus fidĂšles, les plus passionnĂ©s, parce que, en les lisant, on les entend parler. Lire Vian, lire LĂ©autaud, lire la correspondance de Flaubert, câest vraiment ĂȘtre avec eux. Ils ne truquent pas, ils ne se dĂ©guisent pas. Ils sont tout entiers dans ce quâils Ă©crivent. Ăa ne se pardonne pas, ça. Vian a Ă©tĂ© condamnĂ©. Flaubert a Ă©tĂ© condamné⊠Delfeil de Ton.