Le docteur L. Moutin nous offre un rĂ©sumĂ© intĂ©ressant du cas de la Villa Carmen dans son ouvrage (Le magnĂ©tisme humain, lâhypnotisme et le spiritualisme moderne - considĂ©rĂ©s aux points de vue thĂ©orique et pratique, 1920). « Les plus rĂ©centes matĂ©rialisations sont celles de la villa Carmen (Alger), propriĂ©tĂ© du gĂ©nĂ©ral NoĂ«l. Les mĂ©diums Ă©taient Mlle Marthe [BĂ©raud, NdR], lâex-fiancĂ©e du fils du gĂ©nĂ©ral NoĂ«l, et Mme Ninon. G. Delanne, qui avait dĂ©jĂ publiĂ© dans la Revue scientifique et morale du spiritisme, les procĂšs-verbaux qui lui avaient Ă©tĂ© adressĂ©s sur les phĂ©nomĂšnes de la villa Carmen, fut invitĂ© par M. le gĂ©nĂ©ral NoĂ«l Ă sâassurer par lui-mĂȘme de la rĂ©alitĂ© des manifestations et matĂ©rialisations de lâEsprit Bien-BĂŽa [un brahmane hindou mort quelque 350 ans auparavant... NdE]. Pendant prĂšs de deux mois, il put Ă©tudier ces matĂ©rialisations et, plus tard, il assista Ă des sĂ©ances en compagnie de M. Ch. Richet, lâillustre physiologiste bien connu. Dans la Revue quâil dirige, G. Delanne Ă©numĂšre avec soin "les prĂ©cautions qui on Ă©tĂ© prises pour Ă©viter les causes dâerreur et les moyens employĂ©s pour sâassurer de lâexistence positive du fantĂŽme », signalons notamment lâexclusion du cocher du gĂ©nĂ©ral NoĂ«l, nommĂ© Areski, qui fut pris deux fois en flagrant dĂ©lit de tentative de fraude. Nous ne parlerons ici que des sĂ©ances auxquelles a assistĂ© le professeur Ch. Richet, et qui ont Ă©veillĂ© quelque peu lâironie de la presse profane. La premiĂšre sĂ©ance eut lieu le 13 aoĂ»t 1905 Ă 9 h 30 du soir. M. Richet Ă©tait prĂ©sent, Mme Ninon Ă©tait le mĂ©dium. On se sĂ©para sans rĂ©sultats. Les 18, 20 et 21 aoĂ»t, lâapparition se montra vĂȘtue de longues draperies blanches, coiffĂ©e dâun turban, la figure pĂąle avec des moustaches et de la barbe. Lâassistance se composait de M. Richet, M. G. Delanne, le gĂ©nĂ©ral et Mme NoĂ«l, Mlle B... Mme B... Mme X.., les mĂ©diums Ă©taient Mlle A... et Mme Ninon. Dans les sĂ©ances qui suivirent, des photographies simultanĂ©es de lâesprit Bien-BĂŽa et des mĂ©diums furent obtenues Ă lâaide du magnĂ©sium chloratĂ©. Certaines expĂ©riences prouvĂšrent que la matĂ©rialisation avait toutes les apparences de la vie ; elle marchait, respirait, parlait. Dâautre part, M. Richet, dans le n° de mars des Annales psychiques, met en Ă©vidence ce que la campagne contre les matĂ©rialisations de la villa Carmen a eu de superficiel et dâinexact". Charles Richet qui se pencha avec rigueur et sĂ©rieux sur la cas de la Villa Carmen, est un savant de renom qui...
Le docteur L. Moutin nous offre un rĂ©sumĂ© intĂ©ressant du cas de la Villa Carmen dans son ouvrage (Le magnĂ©tisme humain, lâhypnotisme et le spiritualisme moderne - considĂ©rĂ©s aux points de vue thĂ©orique et pratique, 1920). « Les plus rĂ©centes matĂ©rialisations sont celles de la villa Carmen (Alger), propriĂ©tĂ© du gĂ©nĂ©ral NoĂ«l. Les mĂ©diums Ă©taient Mlle Marthe [BĂ©raud, NdR], lâex-fiancĂ©e du fils du gĂ©nĂ©ral NoĂ«l, et Mme Ninon. G. Delanne, qui avait dĂ©jĂ publiĂ© dans la Revue scientifique et morale du spiritisme, les procĂšs-verbaux qui lui avaient Ă©tĂ© adressĂ©s sur les phĂ©nomĂšnes de la villa Carmen, fut invitĂ© par M. le gĂ©nĂ©ral NoĂ«l Ă sâassurer par lui-mĂȘme de la rĂ©alitĂ© des manifestations et matĂ©rialisations de lâEsprit Bien-BĂŽa [un brahmane hindou mort quelque 350 ans auparavant... NdE]. Pendant prĂšs de deux mois, il put Ă©tudier ces matĂ©rialisations et, plus tard, il assista Ă des sĂ©ances en compagnie de M. Ch. Richet, lâillustre physiologiste bien connu. Dans la Revue quâil dirige, G. Delanne Ă©numĂšre avec soin "les prĂ©cautions qui on Ă©tĂ© prises pour Ă©viter les causes dâerreur et les moyens employĂ©s pour sâassurer de lâexistence positive du fantĂŽme », signalons notamment lâexclusion du cocher du gĂ©nĂ©ral NoĂ«l, nommĂ© Areski, qui fut pris deux fois en flagrant dĂ©lit de tentative de fraude. Nous ne parlerons ici que des sĂ©ances auxquelles a assistĂ© le professeur Ch. Richet, et qui ont Ă©veillĂ© quelque peu lâironie de la presse profane. La premiĂšre sĂ©ance eut lieu le 13 aoĂ»t 1905 Ă 9 h 30 du soir. M. Richet Ă©tait prĂ©sent, Mme Ninon Ă©tait le mĂ©dium. On se sĂ©para sans rĂ©sultats. Les 18, 20 et 21 aoĂ»t, lâapparition se montra vĂȘtue de longues draperies blanches, coiffĂ©e dâun turban, la figure pĂąle avec des moustaches et de la barbe. Lâassistance se composait de M. Richet, M. G. Delanne, le gĂ©nĂ©ral et Mme NoĂ«l, Mlle B... Mme B... Mme X.., les mĂ©diums Ă©taient Mlle A... et Mme Ninon. Dans les sĂ©ances qui suivirent, des photographies simultanĂ©es de lâesprit Bien-BĂŽa et des mĂ©diums furent obtenues Ă lâaide du magnĂ©sium chloratĂ©. Certaines expĂ©riences prouvĂšrent que la matĂ©rialisation avait toutes les apparences de la vie ; elle marchait, respirait, parlait. Dâautre part, M. Richet, dans le n° de mars des Annales psychiques, met en Ă©vidence ce que la campagne contre les matĂ©rialisations de la villa Carmen a eu de superficiel et dâinexact". Charles Richet qui se pencha avec rigueur et sĂ©rieux sur la cas de la Villa Carmen, est un savant de renom qui...