Simon, Jules, philosophe, publiciste et homme dâEtat français, nĂ© Ă Lorient (Morbihan) le 31 dĂ©cembre 1814. Bien quâissu dâune famille pauvre, il fit ses Ă©tudes aux collĂ©ges de Lorient et de Vannes, puis fut maĂźtre supplĂ©ant au collĂ©ge de Rennes. Admis comme Ă©lĂšve Ă lâEcole normale en 1833, il compta parmi ses maĂźtres Cousin, qui le prit en affection, et passa son agrĂ©gation de philosophie au sortir de lâEcole (1836). AprĂšs avoir professĂ© la philosophie Ă Caen et Ă Versailles, M. Jules Suisse revint en 1838 Ă Paris, oĂč il fut chargĂ© de faire la confĂ©rence dâhistoire de la philosophie Ă lâEcole normale, dâabord comme supplĂ©ant, puis comme maĂźtre en titre. En 1839, il passa son doctorat avec une thĂšse ayant pour sujet le Commentaire de Proclus sur le TimĂ©e de Platon (1839, in-8°). Cousin le choisit alors pour le supplĂ©er dans sa chaire de philosophie Ă la Sorbonne. JusquâĂ cette Ă©poque il avait portĂ© son nom de famille. Ce fut Cousin, dit-on, qui le fit inscrire comme son supplĂ©ant sous le nom de Jules Simon. « Laissez de cĂŽtĂ© cet affreux Suisse, lui dit-il. Est-ce quâon sâappelle Suisse lorsquâon veut arriver Ă quelque chose ? » Avec internet, nous avons tous oubliĂ© qu'un homme exceptionnel, Pierre LAROUSSE, a Ă©crit, des biographies fabuleuses. Il est grand temps de lui rendre justice et de mettre Ă disposition de tous, ces merveilleux articles extraits du Grand Dictionnaire universel du XIXe. Le Grand Dictionnaire universel du XIXe siĂšcle, souvent appelĂ© Grand Larousse du XIXe siĂšcle, est un dictionnaire encyclopĂ©dique rĂ©digĂ© par Pierre Larousse. Sa publication, en dix-sept volumes, s'est Ă©talĂ©e de 1866 Ă 1876. Il comprend : La langue française; La prononciation; Les Ă©tymologies; La conjugaison de tous les verbes irrĂ©guliers; Les rĂšgles de grammaire; Les innombrables acceptions et les locutions familiĂšres et proverbiales; L'histoire; La gĂ©ographie; La solution des problĂšmes historiques; La biographie de tous les hommes remarquables, morts ou vivants; La mythologie; Les sciences physiques, mathĂ©matiques et naturelles; Les sciences morales et politiques; Les pseudo-sciences; Les inventions et dĂ©couvertes; etc; etc; etc. Parties neuves : Les types et les personnages littĂ©raires; Les hĂ©ros d'Ă©popĂ©e et de romans; Les caricatures politiques et sociales, la bibliographie gĂ©nĂ©rale; Une anthologie des allusions françaises, Ă©trangĂšres, latines et mythologiques; Les Beaux-Arts et l'analyse de toutes les oeuvres d'art.de la gaietĂ© lâauxiliaire de lâidĂ©e, du rire un instrument de combat, de la plume un brandon de libertĂ© ; car ils portaient dans leurs flancs Tartufe, Candide et Figaro. Onze ans de travail acharnĂ© jusquâĂ sa mort pour produire les 22 700 pages Ă quatre colonnes de ce qui reste comme son oeuvre majeure.
Simon, Jules, philosophe, publiciste et homme dâEtat français, nĂ© Ă Lorient (Morbihan) le 31 dĂ©cembre 1814. Bien quâissu dâune famille pauvre, il fit ses Ă©tudes aux collĂ©ges de Lorient et de Vannes, puis fut maĂźtre supplĂ©ant au collĂ©ge de Rennes. Admis comme Ă©lĂšve Ă lâEcole normale en 1833, il compta parmi ses maĂźtres Cousin, qui le prit en affection, et passa son agrĂ©gation de philosophie au sortir de lâEcole (1836). AprĂšs avoir professĂ© la philosophie Ă Caen et Ă Versailles, M. Jules Suisse revint en 1838 Ă Paris, oĂč il fut chargĂ© de faire la confĂ©rence dâhistoire de la philosophie Ă lâEcole normale, dâabord comme supplĂ©ant, puis comme maĂźtre en titre. En 1839, il passa son doctorat avec une thĂšse ayant pour sujet le Commentaire de Proclus sur le TimĂ©e de Platon (1839, in-8°). Cousin le choisit alors pour le supplĂ©er dans sa chaire de philosophie Ă la Sorbonne. JusquâĂ cette Ă©poque il avait portĂ© son nom de famille. Ce fut Cousin, dit-on, qui le fit inscrire comme son supplĂ©ant sous le nom de Jules Simon. « Laissez de cĂŽtĂ© cet affreux Suisse, lui dit-il. Est-ce quâon sâappelle Suisse lorsquâon veut arriver Ă quelque chose ? » Avec internet, nous avons tous oubliĂ© qu'un homme exceptionnel, Pierre LAROUSSE, a Ă©crit, des biographies fabuleuses. Il est grand temps de lui rendre justice et de mettre Ă disposition de tous, ces merveilleux articles extraits du Grand Dictionnaire universel du XIXe. Le Grand Dictionnaire universel du XIXe siĂšcle, souvent appelĂ© Grand Larousse du XIXe siĂšcle, est un dictionnaire encyclopĂ©dique rĂ©digĂ© par Pierre Larousse. Sa publication, en dix-sept volumes, s'est Ă©talĂ©e de 1866 Ă 1876. Il comprend : La langue française; La prononciation; Les Ă©tymologies; La conjugaison de tous les verbes irrĂ©guliers; Les rĂšgles de grammaire; Les innombrables acceptions et les locutions familiĂšres et proverbiales; L'histoire; La gĂ©ographie; La solution des problĂšmes historiques; La biographie de tous les hommes remarquables, morts ou vivants; La mythologie; Les sciences physiques, mathĂ©matiques et naturelles; Les sciences morales et politiques; Les pseudo-sciences; Les inventions et dĂ©couvertes; etc; etc; etc. Parties neuves : Les types et les personnages littĂ©raires; Les hĂ©ros d'Ă©popĂ©e et de romans; Les caricatures politiques et sociales, la bibliographie gĂ©nĂ©rale; Une anthologie des allusions françaises, Ă©trangĂšres, latines et mythologiques; Les Beaux-Arts et l'analyse de toutes les oeuvres d'art.de la gaietĂ© lâauxiliaire de lâidĂ©e, du rire un instrument de combat, de la plume un brandon de libertĂ© ; car ils portaient dans leurs flancs Tartufe, Candide et Figaro. Onze ans de travail acharnĂ© jusquâĂ sa mort pour produire les 22 700 pages Ă quatre colonnes de ce qui reste comme son oeuvre majeure.