Marmontel, Jean-François, littĂ©rateur français, nĂ© Ă Bort (Limousin) en 1723, mort a Ableville (Eure) en 1799. Il appartenait Ă une famille de petits commerçant ; et son Ă©ducation fut toute religieuse ; un curĂ© de campagne, lâabbĂ© VaissiĂšre, lui apprit les premiers Ă©lĂ©ments de la langue, et il acheva ses Ă©tudes Ă Mauriac dans un collĂ©ge de jĂ©suites. Ses professurs voulaient le faire entrer dans leur ordre, et il reçut mĂȘme la tonsure Ă Toulouse ; mais sa mĂšre le fit hĂ©siter Ă sâengager dans cette voie. En attendant, on lui confia la supplĂ©ance dâune chaire de philosophie Ă Toulouse, dans un collĂ©ge de bernardins (1741). Une ode sur lâInvention de la poudre, quâil envoya aux Jeux floraux, fut sa premiĂšre Ćuvre littĂ©raire (1743) ; elle nâobtint mĂȘme pas une mention, et, dans son dĂ©pit, Marmontel Ă©crivit Ă Voltaire pour se plaindre de ce dĂ©ni de justice. Voltaire, qui trouvait toujours un mot aimable pour les dĂ©butants, le consola, lui envoya un exemplaire de ses Ćuvres et ce fut lâorigine dâune correspondance que Marmontel continua dâentretenir avec lui. La littĂ©rature acadĂ©mique Ă©tait si bien dans ses moyens, quoi quâil en pĂ»t penser lui-mĂȘme aprĂšs cet Ă©chec, quâil obtint, la mĂȘme annĂ©e, en 1745, trois prix de poĂ©sie aux Jeux floraux et un autre Ă lâAcadĂ©mie de Montauban. Voltaire le fit venir Ă Paris en lui promettant une position chez le contrĂŽleur gĂ©nĂ©ral Orry, qui tomba justement en disgrĂąceâŠâŠ Avec internet, nous avons tous oubliĂ© qu'un homme exceptionnel, Pierre LAROUSSE, a Ă©crit, des biographies fabuleuses. Il est grand temps de lui rendre justice et de mettre Ă disposition de tous, ces merveilleux articles extraits du Grand Dictionnaire universel du XIXe. Le Grand Dictionnaire universel du XIXe siĂšcle, souvent appelĂ© Grand Larousse du XIXe siĂšcle, est un dictionnaire encyclopĂ©dique rĂ©digĂ© par Pierre Larousse. Sa publication, en dix-sept volumes, s'est Ă©talĂ©e de 1866 Ă 1876. Il comprend : La langue française; La prononciation; Les Ă©tymologies; La conjugaison de tous les verbes irrĂ©guliers; Les rĂšgles de grammaire; Les innombrables acceptions et les locutions familiĂšres et proverbiales; L'histoire; La gĂ©ographie; La solution des problĂšmes historiques; La biographie de tous les hommes remarquables, morts ou vivants; La mythologie; Les sciences physiques, mathĂ©matiques et naturelles; Les sciences morales et politiques; Les pseudo-sciences; Les inventions et dĂ©couvertes; etc; etc; etc. Parties neuves : Les types et les personnages littĂ©raires; Les hĂ©ros d'Ă©popĂ©e et de romans; Les caricatures politiques et sociales, la bibliographie gĂ©nĂ©rale; Une anthologie des allusions françaises, Ă©trangĂšres, latines et mythologiques; Les Beaux-Arts et l'analyse de toutes les oeuvres d'art.de la gaietĂ© lâauxiliaire de lâidĂ©e, du rire un instrument de combat, de la plume un brandon de libertĂ© ; car ils portaient dans leurs flancs Tartufe, Candide et Figaro. Onze ans de travail acharnĂ© jusquâĂ sa mort pour produire les 22 700 pages Ă quatre colonnes de ce qui reste comme son oeuvre majeure.
Marmontel, Jean-François, littĂ©rateur français, nĂ© Ă Bort (Limousin) en 1723, mort a Ableville (Eure) en 1799. Il appartenait Ă une famille de petits commerçant ; et son Ă©ducation fut toute religieuse ; un curĂ© de campagne, lâabbĂ© VaissiĂšre, lui apprit les premiers Ă©lĂ©ments de la langue, et il acheva ses Ă©tudes Ă Mauriac dans un collĂ©ge de jĂ©suites. Ses professurs voulaient le faire entrer dans leur ordre, et il reçut mĂȘme la tonsure Ă Toulouse ; mais sa mĂšre le fit hĂ©siter Ă sâengager dans cette voie. En attendant, on lui confia la supplĂ©ance dâune chaire de philosophie Ă Toulouse, dans un collĂ©ge de bernardins (1741). Une ode sur lâInvention de la poudre, quâil envoya aux Jeux floraux, fut sa premiĂšre Ćuvre littĂ©raire (1743) ; elle nâobtint mĂȘme pas une mention, et, dans son dĂ©pit, Marmontel Ă©crivit Ă Voltaire pour se plaindre de ce dĂ©ni de justice. Voltaire, qui trouvait toujours un mot aimable pour les dĂ©butants, le consola, lui envoya un exemplaire de ses Ćuvres et ce fut lâorigine dâune correspondance que Marmontel continua dâentretenir avec lui. La littĂ©rature acadĂ©mique Ă©tait si bien dans ses moyens, quoi quâil en pĂ»t penser lui-mĂȘme aprĂšs cet Ă©chec, quâil obtint, la mĂȘme annĂ©e, en 1745, trois prix de poĂ©sie aux Jeux floraux et un autre Ă lâAcadĂ©mie de Montauban. Voltaire le fit venir Ă Paris en lui promettant une position chez le contrĂŽleur gĂ©nĂ©ral Orry, qui tomba justement en disgrĂąceâŠâŠ Avec internet, nous avons tous oubliĂ© qu'un homme exceptionnel, Pierre LAROUSSE, a Ă©crit, des biographies fabuleuses. Il est grand temps de lui rendre justice et de mettre Ă disposition de tous, ces merveilleux articles extraits du Grand Dictionnaire universel du XIXe. Le Grand Dictionnaire universel du XIXe siĂšcle, souvent appelĂ© Grand Larousse du XIXe siĂšcle, est un dictionnaire encyclopĂ©dique rĂ©digĂ© par Pierre Larousse. Sa publication, en dix-sept volumes, s'est Ă©talĂ©e de 1866 Ă 1876. Il comprend : La langue française; La prononciation; Les Ă©tymologies; La conjugaison de tous les verbes irrĂ©guliers; Les rĂšgles de grammaire; Les innombrables acceptions et les locutions familiĂšres et proverbiales; L'histoire; La gĂ©ographie; La solution des problĂšmes historiques; La biographie de tous les hommes remarquables, morts ou vivants; La mythologie; Les sciences physiques, mathĂ©matiques et naturelles; Les sciences morales et politiques; Les pseudo-sciences; Les inventions et dĂ©couvertes; etc; etc; etc. Parties neuves : Les types et les personnages littĂ©raires; Les hĂ©ros d'Ă©popĂ©e et de romans; Les caricatures politiques et sociales, la bibliographie gĂ©nĂ©rale; Une anthologie des allusions françaises, Ă©trangĂšres, latines et mythologiques; Les Beaux-Arts et l'analyse de toutes les oeuvres d'art.de la gaietĂ© lâauxiliaire de lâidĂ©e, du rire un instrument de combat, de la plume un brandon de libertĂ© ; car ils portaient dans leurs flancs Tartufe, Candide et Figaro. Onze ans de travail acharnĂ© jusquâĂ sa mort pour produire les 22 700 pages Ă quatre colonnes de ce qui reste comme son oeuvre majeure.