Câest lâhistoire dâun enfant Ă la santĂ© fragile, nĂ© aprĂšs guerre et envoyĂ© aussitĂŽt dans un village dâAutriche pour soigner ses poumons. Sous la neige, il chante la gloire de Dieu et baragouine un patois allemand. Chaque soir, sous le regard aimant de sa mĂšre, le chĂ©rubin prie le Seigneur pour quâil provoque la mort de son pĂšre. « Rien de plus difficile que dâĂȘtre pĂšre : hĂ©ros, il Ă©crase de sa gloire ; salaud, de son infamie ; ordinaire, de sa mĂ©diocritĂ© » : le pĂšre est ici un mari violent et pervers qui bat sa femme et lâhumilie, un obsessionnel antisĂ©mite et raciste, dont le fils va tout faire pour devenir le contre-modĂšle (« Je suis sa dĂ©faite »). Il sera lâĂ©lĂšve de JankĂ©lĂ©vitch et de Barthes, le meilleur ami dâAlain Finkielkraut ; classĂ© parmi les « intellectuels juifs » auxquels il sâidentifie sans lâĂȘtre, il aimera des femmes aux racines lointaines, sera un pĂšre aimant, un Ă©crivain reconnu. Dans ce rĂ©cit puissant, vĂ©ritable « roman des origines », Pascal Bruckner raconte sa filiation personnelle et intellectuelle, nous offrant ainsi le sĂ©same de son oeuvre entiĂšre.De la neige des premiĂšres pages aux ordures parmi lesquelles son pĂšre finira son existence, de la violence de ses mots Ă la rage teintĂ©e dâamour quâil lui portera, on retrouve ici le théùtre de la cruautĂ© dâun Ă©crivain, incarnĂ© et expliquĂ© par son acteur central, ce nazi pathĂ©tique, Ă©colo fanatique, Ogre colĂ©rique, Petit mari aux cĂŽtĂ©s duquel, malgrĂ© tout, Pascal restera toujours, en Bon fils. Car derriĂšre le mĂ©pris, la rage, ce rĂ©cit est lâaveu Ă demi-formulĂ© dâun amour impossible, un Tombeau dâeffroi et de pardon.
Câest lâhistoire dâun enfant Ă la santĂ© fragile, nĂ© aprĂšs guerre et envoyĂ© aussitĂŽt dans un village dâAutriche pour soigner ses poumons. Sous la neige, il chante la gloire de Dieu et baragouine un patois allemand. Chaque soir, sous le regard aimant de sa mĂšre, le chĂ©rubin prie le Seigneur pour quâil provoque la mort de son pĂšre. « Rien de plus difficile que dâĂȘtre pĂšre : hĂ©ros, il Ă©crase de sa gloire ; salaud, de son infamie ; ordinaire, de sa mĂ©diocritĂ© » : le pĂšre est ici un mari violent et pervers qui bat sa femme et lâhumilie, un obsessionnel antisĂ©mite et raciste, dont le fils va tout faire pour devenir le contre-modĂšle (« Je suis sa dĂ©faite »). Il sera lâĂ©lĂšve de JankĂ©lĂ©vitch et de Barthes, le meilleur ami dâAlain Finkielkraut ; classĂ© parmi les « intellectuels juifs » auxquels il sâidentifie sans lâĂȘtre, il aimera des femmes aux racines lointaines, sera un pĂšre aimant, un Ă©crivain reconnu. Dans ce rĂ©cit puissant, vĂ©ritable « roman des origines », Pascal Bruckner raconte sa filiation personnelle et intellectuelle, nous offrant ainsi le sĂ©same de son oeuvre entiĂšre.De la neige des premiĂšres pages aux ordures parmi lesquelles son pĂšre finira son existence, de la violence de ses mots Ă la rage teintĂ©e dâamour quâil lui portera, on retrouve ici le théùtre de la cruautĂ© dâun Ă©crivain, incarnĂ© et expliquĂ© par son acteur central, ce nazi pathĂ©tique, Ă©colo fanatique, Ogre colĂ©rique, Petit mari aux cĂŽtĂ©s duquel, malgrĂ© tout, Pascal restera toujours, en Bon fils. Car derriĂšre le mĂ©pris, la rage, ce rĂ©cit est lâaveu Ă demi-formulĂ© dâun amour impossible, un Tombeau dâeffroi et de pardon.